Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Norme VZE

Véhicules électriques: la cible du Québec est trop basse, dit Équiterre

Véhicules électriques: la cible du Québec est trop basse, dit Équiterre
Photo: Pixabay/Archives
durée

Le gouvernement Legault manque d’ambition dans son virage vert: il n’exigera pas assez de véhicules électriques pour le marché québécois.

C’est la conclusion d’Équiterre, qui critique la nouvelle norme projetée par le ministre de l’Environnement, Benoit Charette. L’organisme écologiste demande notamment qu’on pénalise davantage financièrement les acheteurs de véhicules énergivores.   

Dans un mémoire obtenu par La Presse Canadienne, Équiterre réclame d’interdire la vente des véhicules à essence pour 2030. au lieu de la cible actuelle de 2035, mais exige aussi des constructeurs qu’ils vendent davantage de véhicules électriques au Québec d’ici là.  

La nouvelle norme sur les véhicules zéro émission (VZE) projetée par le gouvernement imposerait que 12,5 % des véhicules neufs vendus en 2025 soient électriques, soit une hausse d’environ 1 % par an, par rapport au 9,5 % de véhicules électriques vendus à l’automne 2021. Le resserrement de la norme ne se fait sentir qu’à partir de 2029. 

De l’avis d’Équiterre, c’est loin d’être assez, considérant que le Québec s’est engagé en vertu des accords internationaux à réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 37,5 %.

En outre, selon l’organisme, si le Québec n’exige pas davantage de véhicules électriques, les manufacturiers iront les vendre dans d’autres marchés. 

Équiterre propose la mise en place d’un système de redevances autofinancé, «bonus−malus», selon lequel on exigerait une redevance supplémentaire aux acheteurs d’un véhicule énergivore, qui financerait une remise aux acheteurs de véhicules électriques.

Les objectifs du Québec en matière de véhicules à faibles émissions de GES sont tellement peu contraignants actuellement que les grands manufacturiers auraient pu se permettre de ne plus vendre aucun véhicule électrique entre février 2021 et septembre 2022, concluait un rapport dont avait fait état La Presse Canadienne l’an dernier. 

Des reportages ont signalé une augmentation en flèche des ventes de véhicules électriques ces dernières semaines, en raison de la hausse draconienne du prix du litre d’essence. 

Le ministre de l’Environnement, Benoit Charette, avait déjà laissé entendre qu’il était irréaliste de bannir la vente de véhicules à essence en 2030 plutôt que 2035. Selon lui, il risque de ne pas y avoir assez de véhicules électriques en 2030 pour répondre à la demande du marché québécois. 

Patrice Bergeron, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Sommet sur l'itinérance: Christine Fréchette refuse de s'avancer

Sommet sur l'itinérance: Christine Fréchette refuse de s'avancer

Le gouvernement caquiste refuse de s'engager à tenir un sommet sur l'itinérance, comme le demandait une coalition de personnalités et d'organismes. La première ministre Christine Fréchette a reconnu la nécessité d'une meilleure coordination, comme la coalition le fait valoir, mais ne s'est pas avancée en faveur d'un sommet, contrairement au ...

La stratégie en IA d'Ottawa vise à augmenter l'adoption et donner confiance au public

La stratégie en IA d'Ottawa vise à augmenter l'adoption et donner confiance au public

Ottawa souhaite développer l'utilisation de l'IA au Canada — et prévoit d'y parvenir grâce à des formations gratuites en IA pour tous les Canadiens et à une législation visant à répondre à des préoccupations telles que la tarification par surveillance et la sécurité des agents conversationnels. La stratégie nationale sur l'IA tant ...

Logement abordable: la réduction des droits d’aménagement n’est pas la panacée
duréeHier 16h00

Logement abordable: la réduction des droits d’aménagement n’est pas la panacée

La réduction des droits d’aménagement municipaux ne suffirait pas à elle seule à rendre le logement à nouveau abordable partout au Canada, selon une nouvelle analyse de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL). Les droits d’aménagement sont des redevances que les villes imposent aux promoteurs immobiliers et qui ...