Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

97% du personnel a reçu au moins une dose

Québec retire l'obligation de vaccination pour les travailleurs de la santé

durée 15h17
3 novembre 2021
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
Gabrielle Denoncourt
email
Par Gabrielle Denoncourt, Journaliste

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, a annoncé, dix jours avant l’échéancier, l’abolition de la vaccination obligatoire du personnel de la santé.

Rappelons qu’il avait été demandé une première fois aux travailleurs d’aller se faire vacciner avant le 15 octobre sous peine d’être suspendu sans solde. Deux jours avant la date limite, le gouvernement avait de nouveau repoussé la date d’un mois.

Les instances ont revu leurs chiffres et fait plusieurs scénarios, et ils sont venus à la conclusion que les travailleurs non vaccinés étaient essentiels pour que le réseau ne s’effondre pas. On compterait un total de 14 000 personnes qui ont refusé de recevoir leurs doses. Par contre, de ce nombre, il y a environ 8 000 personnes qui sont sur le terrain, dont 5 000 qui sont en contact direct avec les patients.

« La bonne nouvelle, c’est qu’aujourd’hui on a 97 % de nos employés de la santé qui ont reçu au moins une dose », indique M.Dubé.

Lorsque la recommandation avait été annoncée à la fin du mois d’août, c’était 90 % des employés qui avaient reçu au moins une dose.

Mais, le gouvernement admet que le dernier 3 % « semble être un noyau dur » et que « malheureusement notre réseau de la santé dans notre situation actuelle ne peut pas se passer de ces personnes. »

Et si l’on devait perdre ces 8 000 travailleurs, cela obligerait des réorganisations de services majeurs. Entre autres, la fermeture d’un service d’urgence pendant certaines heures.

Recommandations de la santé publique
Le ministre de la Santé explique que « la vaccination des travailleurs de la santé ne sera plus obligatoire pour les employés actuels du réseau, mais elle sera obligatoire pour tous les nouveaux employés. Deuxièmement, la santé publique exige un dépistage très rigoureux de tous les employés non vaccinés, pour ceux qui n’ont reçu aucune dose, et ce trois fois par semaine. »

De plus, les non-vaccinés n’auront pas le droit aux primes Covid et aux primes de rétention. Christian Dubé indique qu’ils seront intransigeants concernant le dépistage obligatoire, et ce autant du côté public, que privé.

Cette mesure est déjà mise en place et plus la moitié des CISSS et CIUSSS ont débuté des suspensions sans solde pour les personnes refusant de se faire tester.

Le ministre de la Santé a résumé son annonce de cette manière : « Je pense qu’avec une vaccination de 97 % dans le réseau de la santé, on passe de la vaccination obligatoire au dépistage obligatoire. Passons à une autre étape. »

À lire également : 
Un sursis de 30 jours pour les travailleurs de la santé non-vaccinés

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 9h00

Taxe carbone: Bernard Drainville veut rembourser les agriculteurs

Bernard Drainville continue de chasser en terre conservatrice. Le candidat à la succession de François Legault propose «un remboursement complet et permanent» de la taxe carbone aux entreprises agricoles. «Nos producteurs paient trop cher le prix de la taxe carbone et leur croissance est limitée par une réglementation excessive. Il est primordial ...

Publié le 19 février 2026

Motion contre un pipeline qui traverserait le Québec: les partis se positionnent

Québec solidaire (QS) et le Parti québécois (PQ) ont voté en faveur d’une motion qui s’oppose à un projet de pipeline qui traverserait le Québec, alors que la Coalition avenir Québec (CAQ) et le Parti libéral du Québec (PLQ) ont voté contre. Le député solidaire de Taschereau, Étienne Grandmont, a déposé une motion jeudi pour demander que ...

Publié le 18 février 2026

Constitution: Christine Fréchette pourrait retirer l’article sur l’avortement

La candidate à la succession de François Legault, Christine Fréchette envisage de retirer le controversé article 29 du projet de constitution du Québec qui vise à protéger le droit à l’avortement. «Je pense que s'il n'y a pas de soutien aucun, il va falloir soit le libeller autrement ou le retirer», a affirmé Mme Fréchette en mêlée de presse ...