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25 mai 2021 - 15:00

Conférence de presse

Certaines régions du Québec ne passeront pas à l'orange lundi prochain

Léa Arnaud

Par Léa Arnaud, Journaliste

Le premier ministre du Québec, François Legault, a annoncé aujourd’hui en conférence de presse que toutes les régions de la province ne passeront pas complètement à l’orange lundi prochain, le 31 mai.

En effet, en Chaudière-Appalaches, les MRC de Montmagny, de l’Islet, de Beauce-Sartigan et de Robert-Cliche devront prendre leur mal en patience et attendre une semaine supplémentaire pour passer au palier orange. Il en est de même pour la MRC du Granit en Estrie ainsi que pour les MRC de Rivière-du-Loup, Les Basques, Témiscouata et Kamouraska dans le Bas-Saint-Laurent et pour Laval et Montréal. 

Les autres MRC de ces régions tomberont donc en zone orange, tout comme l’ensemble de la Capitale-Nationale, de la Montérégie, de Lanaudière, des Laurentides et de l'Outaouais.

Dans les secteurs en orange, tous les élèves de secondaires retourneront à l’école à temps plein, les salles de restaurants pourront ouvrir et les salles de gyms aussi. 

Le premier ministre a souligné que l’objectif est que tout le Québec soit passé à ce palier le 7 juin. À cela, il a également précisé que le plan de déconfinement progressif qui commence cette semaine peut être mis en place comme prévu.

« On va être prudent et y aller graduellement, mais comme prévu, vendredi partout au Québec, les terrasses des restaurants seront ouvertes, le couvre-feu sera levé et les rassemblements dans les cours seront autorisés jusqu'à huit personnes. »

Au chapitre de la vaccination
C’est un premier ministre souriant qui a animé la conférence de presse du jour. Il a indiqué que le Québec est la province au pays à avoir le plus de personnes ayant reçu leur première dose de vaccin. Il a ajouté, à titre indicatif, que le taux de tests positifs est désormais à 2.3% dans la province, contre 6.2% en Ontario, selon les chiffres d’hier. 

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, également présent à ce point de presse, a été questionné sur la pertinence de vacciner les jeunes de 12 à 17 ans, plutôt que de privilégier la deuxième dose pour les personnes vulnérables. 

À cela, il a répondu que « l’un n’empêche pas l’autre. » Selon lui, il est important d"accélérer auprès des personnes vulnérables, mais qu’il faut également se concentrer sur les premières doses. 

« La bonne nouvelle, c’est qu’avec les doses de Pfizer que nous allons recevoir en juin, on va être capable de faire les deux en parallèle. »

Aussi, le ministre a demandé à Daniel Paré, le dirigeant de la campagne de vaccination contre la COVID-19 au Québec, de travailler sur la possibilité de pouvoir annuler des rendez-vous de seconde dose pour les personnes de 70 ans et plus, afin de réserver une autre date plus proche. Le tout devrait être présenté jeudi lors d’une conférence de presse spéciale vaccination. 

Le docteur Horacio Arruda a, quant à lui, été interrogé sur l’efficacité des vaccins. Ainsi, il a expliqué que la première dose protège surtout contre les complications et les hospitalisations, pas forcément de la maladie en elle-même. « Pour obtenir l’immunité, il faut avoir eu deux doses. »

Pour le vaccin d’AstraZeneca, c’est un délai de 12 semaines qui permettrait une protection à long terme. Il est à noter que, pour ceux qui ont reçu ce vaccin en premier, pourront obtenir une deuxième dose du même vaccin. 

L'interchangeabilité des vaccins est aussi possible, mais engendrerait plus d’effets secondaires. 

Le ministre Christian Dubé a également indiqué que d'ici une semaine à peu près, il devrait y avoir de la vaccination sans rendez-vous, partout au Québec.

À quand la fin de l’état d’urgence ?

Selon le gouvernement, l’état d’urgence permet de conserver les mesures d'urgence comme le masque et la distanciation sociale.

« En étant bien réaliste, on ne pense pas suspendre toutes les mesures sanitaires avant que tout le monde ait reçu deux doses, donc pas avant fin août », a-t-il précisé.   

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