Après le 3e refus des pompiers sur l'entente de principe
Shawinigan demande un délai pour modifier son schéma de couverture des risques
Le conseil municipal de Shawinigan a adopté une résolution pour demander à la ministre de la Sécurité publique de lui accorder un délai pour modifier son schéma et le soumettre à nouveau à une consultation publique.
À la séance publique d'hier soir, le conseil municipal de Shawinigan a adopté une résolution pour demander à la ministre de la Sécurité publique de surseoir à l’analyse de son projet de Schéma de couverture de risques et de lui accorder un délai pour modifier son schéma et le soumettre à nouveau à une consultation publique.
« Le conseil a pris cette décision à la suite du refus des pompiers d’accepter la dernière entente de principe qui avait été conclue avec leur comité de négociation », indique le maire Michel Angers. « C’est la 3e fois depuis le début des négociations, en 2017, que les pompiers rejettent une entente de principe acceptée par leurs représentants. Face à ces refus, aux demandes sans cesse renouvelées et à l’impact important qu’ils peuvent avoir sur le compte de taxes des citoyens, le conseil a le devoir de reconsidérer l’organisation de son service. »
Ces négociations, qui durent depuis plus de trois ans, et la médiation qui a été réalisée, ont déjà coûté près de 100 000 $ aux contribuables. Depuis 2002, la Ville de Shawinigan a mis en place un Service de sécurité incendie correspondant à la catégorie de la ville.
Sur le plan des effectifs, le Service a évolué de façon significative en doublant le nombre de capitaines à temps plein et en engageant 16 pompiers préventionnistes à temps plein. De plus, des équipements spécialisés ont été achetés et des formations ont été données afin de doter le Service de plusieurs spécialités d’intervention, telles que : la désincarcération, le sauvetage nautique, l’intervention en espace clos et l’intervention hors route.
L'évolution du service de Sécurité incendie sur les 15 dernières années.
« Les pompiers nous ramènent à la case départ »
De 2006 à 2020, le budget du Service a presque doublé, passant de 2,58 millions $ à 4,52 millions $. De plus, la nouvelle caserne Champlain a remplacé la caserne de l’hôtel de ville, ce qui a représenté un investissement de 4,7 millions $.
« Évidemment, comme l’entente de principe a été rejetée, les clauses qui y étaient incluses ne tiennent plus », affirme le maire Michel Angers. « Après trois ans de négociations et trois ententes de principe rejetées, les pompiers nous ramènent à la case départ. »
Puisqu’il faut reconsidérer l’organisation du Service de sécurité incendie, le conseil doit revoir son Schéma de couverture de risques en fonction de sa disponibilité budgétaire. « Je l’ai déjà dit, on a la chance de pouvoir compter à Shawinigan sur un directeur du Service de sécurité incendie dédié et compétent », a conclu le maire Michel Angers. « François Lelièvre a toute la confiance du conseil et de la direction générale. »
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Alerte: les interdictions d'importation canadienne de Trump entrent en vigueur
Le président américain Donald Trump a intensifié sa guerre commerciale avec le Canada en imposant des interdictions pures et dures sur les importations de certains produits canadiens. Ces interdictions, annoncées précédemment, concernent notamment certaines boissons alcoolisées, des produits laitiers dérivés et des motocyclettes, entre ...
LIRE LA SUITE
Jour 32: Fréchette «disqualifiée» dans le dossier de l'ingérence, selon ses rivaux
Au 32e jour de la campagne et à l'amorce du vote par anticipation, la question de la possibilité d'une ingérence américaine a poussé la cheffe caquiste, Christine Fréchette, dans ses derniers retranchements. D'abord ébruitées par la propre équipe de la cheffe caquiste, les allégations d'une possibilité d'ingérence américaine pour ...
LIRE LA SUITE
Mark Carney suggère que son projet de loi n'abaisse pas les normes environnementales
Le premier ministre Mark Carney a défendu jeudi, à la Chambre des communes, le projet de loi C-39 de son gouvernement visant à accélérer la réalisation de grands projets, laissant entendre qu'il n'est pas question, dans ce dossier, d'abaisser les «standards», notamment en matière de protection environnementale. La pièce législative, ...
LIRE LA SUITE