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Conseil national de Québec solidaire à Trois-Rivières

Québec solidaire rend hommage aux 14 victimes de Polytechnique

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30 novembre 2014
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Guy Levasseur
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Par Guy Levasseur, Journaliste

Québec solidaire tenait son Conseil national à Trois-Rivières à l'École secondaire Chavigny au cours du week-end. Les personnes présentes en ont profité pour rendre hommage aux 14 victimes de Polytechnique à l’occasion du 25e anniversaire de ce tragique événement.

Violence

L’assemblée s’est penchée sur la problématique de la violence. La porte-parole Françoise David a spécifié : « Cet automne, nos députées ont contribué largement à la mise sur pied d’un débat sur les violences à caractère sexuel faites aux femmes et autres personnes qui se déroulera à la Commission des relations avec les citoyens et lors d’un forum public et itinérant.  Nous avons le devoir d’entendre les groupes de femmes qui ont une expertise inestimable en la matière ».

« Des femmes connues et moins connues ont dénoncé avec un courage admirable les violences dont elles ont été victimes. L’ensemble des hommes et des femmes de notre société doivent avoir conscience que nous ne sommes pas à l’abri. Je lance aujourd’hui un appel à la responsabilité collective pour traquer les discriminations, ne plus banaliser les propos sexistes et homophobes, imposer un retour de l’éducation sexuelle dans nos écoles et exiger le maintien du registre des armes à feu », conclut elle.

Hommage aux victimes de Polytechnique

À cette occasion, Sylvie Haviernick, sœur de Maud, décédée lors de la tragédie du 6 décembre 1989, a prononcé un discours devant les délégués.

« C’est avec beaucoup d’émotion que je m’apprête à commémorer les 25 ans de ce drame où ma sœur et 13 autres femmes ont perdu la vie. Je souhaite que les nouvelles générations n’oublient pas que ce crime était dirigé envers les femmes. Nous avons la responsabilité collective d’effectuer ce devoir de mémoire », a déclaré Mme Haviernick.

« 25 ans après Polytechnique, les violences multiples dont les femmes sont victimes constituent toujours un phénomène présent dans la société. En tant que parti féministe, commémorer Polytechnique et lutter contre ces violences envers les femmes est essentiel » soutient Manon Massé, députée de Sainte-Marie–Saint-Jacques et membre du comité d’honneur du spectacle « Pour Elles ».

Mme Massé a affirmé que le sexisme, la misogynie et toute forme de violence envers les femmes ne peuvent être banalisés. Il y a des milliers de femmes autochtones disparues, des femmes assassinées au nom de « l’honneur » ou encore près de 1500 femmes québécoises assassinées depuis 1989 par leurs conjoints ou ex-conjoints.

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