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En 10 QUESTIONS avec Sylvie Roy

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30 janvier 2013
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Par Joany Dufresne

Avocate de profession, Sylvie Roy a débuté sa carrière politique en 1999 en tant que Mairesse de Sainte-Sophie-de-Lévrard. Élue députée pour la première fois en 2003, elle siège à l’Assemblée nationale depuis. Membre de la Coalition Avenir Québec, la députée d’Arthabaska assume plusieurs responsabilités depuis le 4 septembre dont de la région de la Mauricie.

Que faites-vous de concret pour changer le monde?

De la politique, c’est concret. J’ai beau être dans la deuxième opposition, j’ai demandé la Commission Charbonneau. Ça m’a pris 926 dodos l’avoir sauf que ça va changer les choses. Et puis, contribuer à des meilleurs services de santé et d’éducation, c’est aussi du concret.

Êtes-vous satisfaite, jusqu’ici, du déroulement de la Commission Charbonneau?

Je pense qu’elle fait du bon travail, ne serait-ce pour Montréal déjà. C’est malheureux que ça éclabousse la classe politique, autant les maires, les élus municipaux, les députés que les ministres. Mais moi, je suis prête à assumer ça pour que les Québécois en est plus pour leur argent. C’est nécessaire de faire ce ménage.

Qu’arrivera-t-il à la commission sur Gentilly-2 selon vous?

À l’opposition, notre pouvoir dans un gouvernement minoritaire est de provoquer des débats. Ces derniers amènent des débats de société qui peuvent faire en sorte que le gouvernement recule. Tout peut arriver. Ça ne serait pas le premier recul de Pauline Marois. Celui-ci est peut-être plus souhaitable que d’autres.

Que feriez-vous si vous étiez première ministre du Québec?

 Mon engagement serait qu’on lutte contre l’immobilisme qui paralyse le Québec de plus en plus avec les fonctionnaires, les normes et les syndicats. On est là à se regarder comme s’il n’y avait rien à faire. Je pense qu’il y a quelque chose à faire.

Quels projets aimeriez-vous prioriser en Mauricie en 2013?

Je vais suivre les enjeux locaux, mais le projet que je veux réaliser pour les aînés va passer par ici. Je pense qu’il est urgent pour le Québec de s’occuper de ses aînés. Vieillir dans la dignité, c’est un enjeu important.

Vous êtes responsable des Aînés et de la Jeunesse, avez-vous des projets pour les jeunes à venir?

Oui. Je pense que les jeunes qui sortent des pavillons de la DPJ ne sont souvent pas scolarisés. J’ai rencontré Autonomie Jeunesse. Depuis 10 ans, ils les aident à se structurer pour qu’ils soient autonomes et ils se battent encore pour avoir du financement récurrent. C’est un exemple de dossiers pour les jeunes sur lequel nous devons travailler.

Quels rêves aimeriez-vous réaliser?

Mes rêves, je les réalise au fur et à mesure. Je n’ai pas de plan de carrière. La beauté de la politique, c’est qu’on touche à pleins de choses et mon objectif, c’est de les améliorer chaque jour.

Qu’est-ce qui vous rend le plus heureuse?

Quand je réussis à faire des choses directement pour la population.

Qu’est-ce qui vous le met en colère?

La bêtise. Quand on enlève des services à la population parce que le règlement le dit. Que des interprétations aussi sévères de la loi font des aberrations et qu’on n’est pas capable d’avoir un peu de souplesse pour permettre un service, car il ne répond pas aux normes, mais qu’il est nécessaire, ça me met en colère.

Est-ce encore difficile de nos jours pour une femme d’être en politique?

C’est difficile pour bien des femmes. Je pense qu’elles doivent apprendre à ne pas se voir dans le regard des autres. Moi, j’ai eu ma part de « criage » de noms et ça ne me dérange pas. C’est certain qu’en faisant du droit et en allant plaider, je me suis fait une carapace que d’autres n’ont pas.

 

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