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Une commission parlementaire dans la région ?

Le chef intérimaire du Parti libéral du Québec, Jean-Marc Fournier, a rencontré les membres du comité d’actions stratégiques formé par des intervenants économiques et des élus de la région pour tenter de sauver la centrale nucléaire.
Photo: Guillaume Jacob/L'Écho de Trois-RivièresLe chef intérimaire du Parti libéral du Québec, Jean-Marc Fournier, a rencontré les membres du comité d’actions stratégiques formé par des intervenants économiques et des élus de la région pour tenter de sauver la centrale nucléaire.
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BÉCANCOUR - 

Le chef intérimaire de l’opposition officielle, Jean-Marc Fournier, réclame non seulement une commission parlementaire sur l’avenir de la centrale nucléaire Gentilly-2, mais il souhaite que cette commission se tienne dans la région.

Beaucoup de questions « restent en suspens » à la suite du dépôt du rapport d’Hydro-Québec sur les coûts de réfection de la centrale (4,3 milliards $), a souligné le chef intérimaire du Parti libéral. « Autant sur la rentabilité que sur les moyens envisagés pour la fermeture. » Le 3 octobre, la société d’État recommandait officiellement par ce rapport la fermeture de Gentilly-2.

Jean-Marc Fournier était de passage à Bécancour mardi matin pour rencontrer les membres du comité d’actions stratégiques mis en place après que le gouvernement eut annoncé le déclassement de Gentilly-2.

M. Fournier assure que son parti interviendra en chambre, lorsque les travaux reprendront à l’Assemblée nationale au début de novembre, pour demander une commission parlementaire. Il n’a pas voulu s’engager à appuyer une motion en ce sens que la Coalition avenir Québec a promis de soumettre à l’assemblée. M. Fournier a plutôt dit que les deux partis s’entendraient sur le libellé pour qu’une telle motion demande autant une rencontre entre la première ministre avec le comité d’actions stratégiques qu’une commission parlementaire dans la région.

D’ailleurs, il a de nouveau critiqué la première ministre Pauline Marois de ne pas être venue rencontrer les intervenants de la région.

« Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’au cours des trois dernières semaines, elle aurait pu prendre le temps de faire une escale dans la région », a-t-il dénoncé. Mme Marois a déjà une rencontre de prévue avec la mairesse de Bécancour, Gaétane Désilets, à son retour du Sommet de la Francophonie, qui se tient du 12 au 14 octobre.

M. Fournier a aussi demandé qu’une éventuelle commission parlementaire sur l’avenir de la centrale se tienne dans la région, et que ce serait un bon moyen de reprendre contact avec les gens de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

Et advenant qu’une commission parlementaire arrive à la conclusion que la fermeture est la seule avenue souhaitable, M. Fournier insiste pour que le fonds de diversification alors mis en place prenne racine dans la région. « On ne peut pas envisager le développement économique de la région à partir d’un bureau à Québec », estime-t-il.

 

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