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Procès sudation fatale: c'est au tour de Gabrielle Fréchette à parler

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COLLABORATION SPÉCIALE/TEXTE ÉRIC BEAUPRÉ

C’est devant des membres de sa famille, celle de la victime et des gens venus la supporter, que Gabrielle Fréchette a témoigné, le lundi 20 octobre, au palais de justice de Drummondville,  dans ce procès entourant le décès de Chantal Lavigne, lors d’un exercice de sudation qui s’est avéré mortel.

D’entrée de jeu, son avocat Me Denis Lavigne a voulu déposer en preuve le curricumlum vitae de l’accusée. L'avocat de la Couronne, Me Magalie Bernier, s’est objectée mentionnant que le document relatait des faits descriptifs et non objectifs, bien plus qu'un CV traditionnel. La juge a penché en faveur de cette objection.

Me Lavigne a alors procédé, avec sa cliente, à l’énumération des acquis académiques et des emplois devant le tribunal.

En plus d’une scolarité qui s’est terminée en secondaire 3, elle a énuméré quelques emplois en restauration et en manufacture. Mme Fréchette a, également, fait une longue nomenclature de ses expériences d’aidante et administrative pour le compte de maisons d’aide et de supports pour femme.

Après une première grossesse, elle a élaboré, avec un groupe de sept femmes, un groupe d'aidantes regroupant plusieurs services.
Gabrielle Fréchette a, aussi, expliqué son cheminement de vie difficile: un père pédophile, violent et alcoolique. Son rapport d’aidante était un reflet d’elle qui «ramassait» ces gens à la petite cuillère: «C’est un peu comme si je me ramassais moi», a-t-elle exprimé.

Après une opération chirurgicale en 1988, elle explique avoir eu ses premiers contacts avec une force particulière. Elle déclare avoir été en mort éminente durant huit minutes. À la suite de cet événement, elle mentionne avoir été grandement affectée et changée.

Mme Fréchette a expliqué à la juge avoir suivi plusieurs formations dans le domaine de la croissance personnelle, notamment aux Philippines, en République Dominicaine, et même en Australie, où elle a dépensé plus de 50 000$ pour différentes formations.

Le soir de la mort de Chantal Lavigne, l’accusée mentionne que tous les participants avaient reçu les mêmes directives, et qu’une formation préparatoire avait été dispensée, afin de participer à cette ultime expérience de sudation.

L'accusée doit poursuivre son témoignage et interrogatoire aujourd'hui, le mardi 21 octobre, au palais de justice de Drummondville.

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