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Saison 2

Kassandre Bastarache, la Trifluvienne de Survivor Québec

durée 18h00
26 juin 2024
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Gabrielle Denoncourt
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Par Gabrielle Denoncourt, Journaliste

Kassandre Bastarache est dorénavant bien connue à Trois-Rivières grâce à sa participation à la populaire émission de télé-réalité Survivor Québec saison 2. La Trifluvienne de 33 ans a frôlé la victoire réussissant à se tailler une place à la finale.

La participante s’est entretenue avec notre journaliste avec le même enthousiasme qu’on lui a connu durant tout son parcours. Bien que l’on peut penser que les joueurs arrivent enfin à croire qu’ils participent, dès le moment que leurs pieds touchent le sable de la plage aux Philippines, pour Kassandre ce n’est que lorsqu’elle a entendu la fameuse phrase : « Bienvenue à Survivor Québec! »  dites par l’animateur Patrice à la première épreuve.

D’ailleurs, lorsqu’on lui mentionne sa grande force et détermination lors de plusieurs épreuves, elle ne cache pas qu’elle allait certes faire partie des joueuses performantes, mais pas à ce niveau. « De dominer les épreuves comme ça d’endurance, je me suis vraiment étonnée moi-même. En fait dans les épreuves, ma stratégie c’était tout le temps d’adopter une seule position et je bougeais le moins possible. C’était tout le temps des petits objectifs. C’était tout le temps jusqu’à ce que la prochaine personne tombe. Lorsque la personne tombait, je me redonnais l’objectif pour une autre personne et ainsi de suite. J’ai l’impression que mon mental dans les épreuves a été plus fort que mon physique. Ça faisait en sorte que oui j’avais l’impression dans des épreuves que j’aurais pu rester encore une heure facile », explique Kassandre.

Mentionnons qu’elle est est parvenue à remporter deux colliers d’immunité faisant d’elle l’une des joueuses avec le plus de victoires.

Un quotidien anormal qui devint normal

Un total de 42 jours sur l’île lui a permis de constater qu’elle avait une capacité d’adaptation plus grande qu’elle ne l’aurait cru : « c’est quelque chose qui m’a tout le temps fasciné chez l’être humain, mais de voir en fait que effectivement on s’habitue à tout. 42 jours, 52 jours je pense que ça l’aurait eu le même effet dans le sens où au bout de quelques semaines moi j’étais rendue chez nous, les feuilles de palmier à terre c’était mon lit, mon abri c’était ma maison. C’était mon quotidien et je trouvais ça normal. Pour moi à un certain point, c’était rendu ma vie ».

Un allié de taille

Pour ceux qui ont suivi la saison, dès le jour 1 une forte alliance s’est créée entre Kassandre et le Vaudreuil-Dorionnais, Ghyslain qui a été couronné champion. En effet, lorsqu’on lui demande si elle regrette de ne pas avoir tenté de l’éliminer pour avoir une plus grande chance de gagner , la Trifluvienne nous répond en riant : « Ça, c’est la question à 100 000 $ ». Plus les jours avançaient dans la partie, plus il devenait de plus en plus difficile pour elle d’imaginer comment se rendre en finale sans son aide, car de nombreux duos forts existaient dont Marilou-Florence, Sébastien-Déborah, Ricky-Nabil et la forte volonté d’André que ce soit un Bayani qui se rende jusqu’à la fin, étaient de vrais menaces.  « Il aurait fallu que je me batte vraiment fort pour me rendre en finale. Est-ce que j’ai regretté ? Oui, ça m’aurait fait un gros coup. Est-ce que je me serais rendue en finale ? Je sais pas. J’essaye de pas embarquer dans les : est-ce que j’aurais dû faire ci , faire ça ? », explique-t’elle.

Bien sûr en écoutant la diffusion des émissions, elle a analysé ce qu’elle aurait pu faire différemment, mais elle est toujours revenue à la même conclusion : sans Ghyslain, ses chances de finale était presque nulle. Toutefois, Kassandre garde un regret par rapport à son discours final :  « j’aurais dû plus me commettre à lancer un peu Ghys « under the bus » comme on dit, mais encore là c’est dur parce que c’est pas dans ma personnalité. j’adore lancer des fleurs aux gens, je trouve ça plus facile de vendre les autres que de me vendre ». Il faut dire que la joueuse est rédactrice pour Tourisme Mauricie et qu’ainsi elle passe ses journées à promouvoir les splendeurs de la région et non à se venter d’elle-même ce qui lui a certainement pas aidé. Elle est consciente qu’elle aurait dû aller là pour gagner, mais elle indique qu’ « en rétrospective c’est pas qui j’étais dans le jeu. Pour moi à ce moment là la meilleure façon de jouer avec les cartes que j’avais ».

La vie de camp bien avant les épreuves

Les épreuves et les stratégies sont au coeur de l’émission, mais pour la participante, c’est les moments simples hors du jeu vécus au camp. En regardant les épisodes, c’est ces images qu’elle a le plus aimé voir :  « À un certain point, regarder les émissions et regarder les challenges que j’ai vécu c’est tel que tel, réentendre les stratégies, à longue c’est lourd un petit peu. C’est la vie au camp et les petits moments humains qu’on a eu. »

Une chose que les spectateurs n’ont pas vu ce sont les instants autour du feu de camp le soir lorsqu’ils se retrouvaient et étonnamment ils jouaient au célèbre jeu de mensonges : « Loups-garous ». Déjà dans un état de paranoïa presque en permanence, l’idée paraissait plutôt mauvaise. Kassandre nous confie en riant que Nabil était l’un de ceux qui particulièrement manifestait haut et fort comme quoi il trouvait cela complètement fou de même penser à y jouer. Toujours plus de mensonges, mais surtout dans ce temps-là «des soirées de pur bonheur avec ces gens-là. C’est des soirées où la game comptait plus. On était juste comme une gang d’amis autour d’un feu et qu’on se faisait du fun. Moi, c’est ces moments-là que j’ai trippé ».

Un retour à la maison bien particulier

On peut se douter que manger du riz blanc pendant 42 jours doit rendre les joueurs complètement obsédé par la nourriture. En effet, 85 % du temps, les participants ne parlaient que de ce qu’ils avaient envie de dévorer. Il est certain que la joueuse a rêvé à de grosses commandes chez Mcdonald, mais dès son retour, elle a vite compris que son estomac ne lui permettrait qu’un demi cheeseburger et une demie-poutine.

Après avoir mangé ce qu’elle avait envie, le retour à sa vie quotidienne n’a pas été de tout repos. Heureusement, Survivor donne un suivi avec une psychologue : « elle nous a averti que plus on connaît d’adversité dans l’émission plus notre retour est dur. Je suis quand même privilégié parce que j’ai eu vraiment très belle aventure. La première moitié de la saison, ma tribu gagnait tout le temps, on allait très peu au conseil. Ma deuxième moitié aussi ça été beaucoup de la performance, des victoires. Donc ,j’ai eu un beau jeu qui a fait en sorte que j’ai quand même été somme toute me reposer rapidement dans mon quotidien.

Il y a fallu un deux semaines de réadaptions carburant à l’adrénaline et ayant du mal à se détacher du jeu, mais avec du repos tout s’est replacé. Par contre, lorsque les émissions ont commencé à paraître, deux mois après son retour, « l’omniprésence de Survivor » dans son quotidien a été ce qui lui a paru le plus difficile. Garder le secret, et ce, jusqu’à la finale.

Kassandre est déjà prête à retourner 42 jours sur l’Île et cela est une certitude pour elle que si elle reçoit un téléphone, elle répond : oui !

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