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19 novembre 2021 - 09:30

Sa démarche s’articule autour de la notion d’identité

J’ai tant souffert de Saint-Louis, une nouvelle exposition à La petite Place des Arts

Jean-Francois Desbiens

Par Jean-Francois Desbiens, Journaliste

La petite Place des Arts de Saint-Mathieu-du-Parc présentera l’exposition J’ai tant souffert de l’artiste Saint-Louis du 20 novembre au 12 décembre dans la salle Desjardins.

Né en 1955, Saint-Louis est un artiste peintre, graveur et sculpteur qui travaille à Montréal.

Sa démarche s’articule autour de la notion d’identité dans une esthétique de la désintégration et de la sédimentation des contenus desquelles émerge un nouvel individu qui constitue la figure emblématique de sa production : l’Hombigu.

L’artiste désire susciter une réflexion à propos du rôle que nous pourrions être en mesure d’assumer comme individu dans un monde morcelé et incertain, un monde dans lequel les repères de cohésion sociale s’estompent.

La notion d’identité, qu’elle soit ethnique, culturelle, géographique, politique, nationale, voire religieuse, ne s’impose plus en tant qu’élément rassembleur. Il y apparaît alors un vide et un malaise profond qui conduisent à l’incertitude, à l’acatalepsie, cet état d’incompréhension dans lequel on suspend son jugement et où l’on ne croit plus en rien.

Il s’agit ici de domination et de soumission, de pouvoir et d’abus, d’exploitation et d’asservissement, mais également de lumière et d’espoir. Cette recherche à partir des émotions contradictoires vécues, qu’elles soient simplement ressenties ou exprimées est à l’origine de la série « J’ai tant souffert ».

L’artiste y explore les contraintes et les liens qui unissent les individus à une force invisible, à une puissance contraignante agissant de l’extérieur. Saint-Louis traite ici du pouvoir de l’un sur l’autre, fondement de l’exploitation et de l’asservissement.

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