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Les Québécois plus frileux à se lancer en affaires

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16 avril 2014
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Par Matthieu Max-Gessler
TROIS-RIVIÈRES - 

Les Québécois sont moins portés à se lancer en affaires que les Canadiens, selon une enquête internationale sur l’entrepreneuriat.

D’après le Global Entrepreneurship Moniteur (GEM), une étude menée l’an dernier dans 67 pays, 15,6% des Québécois ont l’intention d’entreprendre, contre 17,5% au Canada. Le nombre d’entreprises qui en sont à leurs débuts est également inférieur au Québec (5,5%) en comparaison avec le reste du pays (8,4%). Le nombre d’entrepreneurs qui comptent déjà quelques années d’activité est également inférieur dans la Belle Province, avec une différence de seulement 0,3% avec le reste du Canada.

Fait à noter, le Québec surclasse les pays du G8 dans plusieurs volets de l’étude, derrière les États-Unis et le Canada. Les femmes et les 18 à 35 ans sont également plus nombreux à caresser l’idée de se lancer en affaires au Québec que dans le reste du pays.

Un manque de confiance

Si les Québécois sont plus frileux face à l’entrepreneuriat que les autres Canadiens, ce n’est pas parce qu’ils n’arrivent pas à identifier les occasions d’affaires. À ce chapitre, la province se classe troisième, derrière la Suède et la Norvège et devant le Canada.

«Les deux principaux indicateurs qui ressortent, c’est que les Québécois sont moins réseautés avec des entrepreneurs dans leur entourage et le fait qu’ils ont moins confiance en leurs moyens pour démarrer une entreprise. C’est le principal facteur qui empêche les gens de passer à l’action», indique Étienne St-Jean, chercheur à l’Institut de recherche sur les PME de l’Université du Québec à Trois-Rivières, qui a participé à la rédaction d'un rapport sur le GEM.

Ce dernier note que la carrière d’entrepreneur est davantage valorisée au Québec qu’au Canada. Il ajoute cependant que les gens ont du mal à s’identifier à des entrepreneurs.

«On connaît de grands entrepreneurs, comme Pierre Karl Péladeau, Christiane Germain et les frères Lemaire, mais les gens ne s’identifient pas à eux. Quand on demande aux gens s’il y a des entrepreneurs dans leur entourage, spontanément, ils disent non. Il y en a sans doute, mais ils ne les voient pas», ajoute M. St-Jean.

La solution à l’école

Pour rattraper le Canada, le Québec doit poursuivre ses efforts pour développer les compétences entrepreneuriales dès le plus jeune âge, selon le chercheur.

«Parmi les quatre déterminants pour stimuler la confiance en ses moyens, il y a les expériences que les gens vivent et qui leur permettent de juger de leurs capacités réelles. L’école est le meilleur endroit pour mettre en place ce type d’activités. On voit que l’accent est mis au primaire et au secondaire et il faut continuer au cégep et à l’université, où je considère qu’il y a beaucoup de travail à faire», conclut M. St-Jean.

 

 

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