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Sommex sauvée par son fondateur

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7 novembre 2013
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Par Matthieu Max-Gessler
TROIS-RIVIÈRES - 

Il y a désormais de l’espoir pour Sommex. Son fondateur, Normand Ricard, a annoncé ce matin qu’il en était redevenu propriétaire, sauvant ainsi l’entreprise de fabrication de matelas de la fermeture.

M. Ricard se donne deux ans pour redresser Sommex, qu’il a créée en 1973 à Trois-Rivières. À sa retraite en 2003, l’homme d’affaires avait vendu son entreprise à Spring Air Partners pour s’occuper de son fils, atteint de sclérodermie. Depuis, Sommex a connu plusieurs rachats, dont le dernier par la société immobilière Bedford Investments, de Winnipeg.

À cause de la concurrence, en particulier celle venant de la Chine, la situation s’est dégradée. La directrice des opérations et fille de M. Ricard, Anne Ricard, a alors appelé son père en renfort.

«Elle m’a appelé en juin pour me dire que ça n’allait pas bien et qu’elle ne savait pas trop ce qui allait se passer. Les propriétaires voulaient soit vendre, soit fermer. J’ai fait une offre et on m’a rappelé en août pour me dire que c’était la seule retenue», a expliqué M. Ricard en conférence de presse ce matin.

M. Ricard a reçu un prêt de 1,5 million de dollars d’Investissement Québec et de la Banque de développement du Canada pour la transaction. L’entrepreneur affirme que cette dernière aura coûté 9 M$ à Bedford Investments.

Concessions de la part des employés

La centaine d’employés – ils étaient 137 avant le début des difficultés financières de l’entreprise – mettra elle aussi la main à la pâte. Les travailleurs ont en effet accepté de prolonger leur convention collective et de voir gelée leur augmentation salariale pour l’an prochain.

«C’est une contribution marginale, ce n’est pas ça qui va faire la différence, mais l’important, c’est d’avoir la contribution de tout le monde. Ce n’est pas quelque chose qui est gagné d’avance et je voulais que tout le monde se batte», justifie M. Ricard.

M. Ricard a toutefois promis de leur rembourser leur dû si Sommex reprend du poil de la bête.

La nécessité de se démarquer

L’entreprise aura fort à faire pour se relever, en particulier face à la concurrence. Pour ce faire, M. Ricard compte miser sur l’innovation.

«Il faut arriver avec des innovations et c’est le secret de Sommex, on a toujours été innovateur. Si on n’est pas capable de se démarquer, ça ne donne rien», insiste-t-il.

Sommex est d’ailleurs en lien avec le département de chiropratique de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Deux nouvelles gammes de produits devraient voir le jour grâce à ce partenariat.

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