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Alcoa fait don de 7,5 millions $ à Bécancour

durée 17h06
12 juin 2012
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Par Nicolas Ducharme
BÉCANCOUR - 

La municipalité de Bécancour a reçu un beau cadeau de la part d’un de ses fleurons, mardi. L’entreprise Alcoa, par le biais d’Aluminerie Bécancour Inc. (ABI), versera une somme de 7,5 millions $ sur 25 ans à la Ville dans le but d’encourager le développement durable.

L’entreprise fera de même dans les deux autres municipalités québécoises où elles possèdent une usine, soit Baie-Comeau et Deschambault-Grondines.

« Ce fonds concrétise l’engagement de notre entreprise envers la collectivité où nous sommes implantés depuis 26 ans, affirme Pierre Lapointe, président-directeur général d’ABI. Déjà, des programmes étaient existants où des employés pouvaient venir en aide à un organisme de la région. »

Pour le conseil municipal, il ne s’agit pas d’une surprise, puisque la Ville siégeait déjà au sein d’un comité de développement durable avec Alcoa et savait qu’un tel investissement était dans les plans. Tout de même, le directeur service à la communauté, Guy Blanchette, semblait excité par une telle annonce.

« C’est agréable de voir qu’une entreprise est prête à s’impliquer dans son milieu. C’est assez rare. […] Ça va nous permettre de réaliser des idées qui sont déjà dans les cartons. »

Quels projets seront favorisés ?

C’est donc une somme de 300 000 $ par année que recevra la municipalité située au sud du fleuve Saint-Laurent. Ce montant sera consacré au développement durable de l’endroit, un terme imprécis qui devra être clarifié dans les prochains mois.

Pour ce faire, un comité de pilotage a été créé la semaine dernière et regroupera les élus ainsi que de membres d’ABI, dont M. Lapointe. Un plan de développement durable, qui regroupera les priorités de la ville, sera échafaudé avec l’aide de Technocentre écologie industrielle, une firme spécialisée dans le domaine.

Puis, cet automne, les citoyens et entrepreneurs de la région seront invités à joindre le Comité de développement durable, où ils pourront soumettre leurs idées. M. Blanchette est d’avis que les premiers projets pourraient voir le jour au printemps 2013.

« La notion d’éducation est très importante. Nous voulons que le monde scolaire soit impliqué puisqu’il s’agit de nos générations futures. Un projet scolaire serait encouragé. Mais il y a aussi la facette d’éducation de la population en ce qui a trait développement durable et les actions individuelles qui peuvent être posées », explique-t-il.

Du côté d’ABI, on ne cache pas que sur le long terme, le développement durable pourrait attirer de futurs citoyens qui constitueront une excellente relève aux présents employés de l’aluminerie. « Nous voulons nous assurer que les générations futures profiteront de la même qualité de vie que nous avons eue », soutient M. Lapointe.

 

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