Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Plainte du SPPECCQ-CSQ au Tribunal administratif du travail

Le CSS du Chemin-du-Roy accusé d’avoir enfreint la loi contre les briseurs de grève

durée 15h43
10 mai 2021
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
Jean-Francois Desbiens
email
Par Jean-Francois Desbiens, Journaliste

Le Syndicat du personnel professionnel de l’éducation du Cœur et du Centre-du-Québec (SPPECCQ-CSQ) vient de déposer une plainte officielle au Tribunal administratif du travail (TAT) contre le Centre de services scolaire du Chemin-du-Roy (CSS du Chemin-du-Roy) pour avoir enfreint les dispositions du Code du travail interdisant le recours à des briseurs de grève.

Les événements reprochés se seraient produits lors de la demi-journée de grève du 20 avril dernier, déclenchée par la Fédération des professionnelles et professionnels de l’éducation du Québec (FPPE-CSQ), à laquelle le SPPECCQ-CSQ a participé.

Dans sa plainte déposée au TAT, le SPPECCQ-CSQ accuse le CSS du Chemin-du-Roy d’avoir contrevenu aux droits d’association protégés par la Charte des droits et libertés de la personne et par le Code du travail.

Au cours de cette demi-journée de grève, le CSS du Chemin-du-Roy aurait utilisé un employé d’un autre corps d’emploi pour faire effectuer le travail relevant du personnel professionnel.

La présidente du SPPECCQ-CSQ, Alexandra Vallières, soutient que le TAT doit intervenir pour ramener à l’ordre le CSS du Chemin-du-Roy, qui, pour la première fois de son histoire, a violé les dispositions du Code du travail interdisant à un employeur d’utiliser d’autres salariés à son emploi pour remplacer des travailleuses et travailleurs en grève.

« Le CSS du Chemin-du-Roy a volontairement et en toute connaissance de cause décidé d’enfreindre les droits de notre syndicat et de ses membres. C’est absolument inacceptable, et c’est pour cette raison que nous entreprenons des procédures judiciaires afin que le TAT rende un jugement clair pour qu’une telle situation ne se reproduise plus », de dire Alexandra Vallières.

Une amende demandée

Le SPPECCQ-CSQ demande donc au TAT d’ordonner au CSS du Chemin-du-Roy de cesser de contrevenir aux dispositions du Code du travail en recourant à des briseurs de grève.

De plus, il demande au TAT de condamner le CSS du Chemin-du-Roy à payer une amende de 1 000 dollars.

« Par son attitude, le centre de services scolaire a non seulement enfreint nos droits, mais il a également compromis notre rapport de force en temps de négociation. Des torts nous ont été causés, et il doit y avoir réparation », conclut la présidente du SPPECCQ-CSQ, Alexandra Vallières.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 9h00

Une Canadienne assurera le lien vocal de la mission lunaire Artemis

Jenni Gibbons a toujours été fascinée par les étoiles. Cette astronaute originaire de Calgary s'apprête à participer à la mission Artemis II de la NASA, qui enverra des humains sur la Lune pour la première fois depuis plus de 50 ans. Jenni Gibbons est l'astronaute de réserve du Canadien Jeremy Hansen, qui a été sélectionné comme spécialiste de ...

Publié le 27 mars 2026

Québec va affilier chaque Québécois à un CLSC pour améliorer l'accès aux soins

Chaque Québécois sera désormais affilié à un centre local de services communautaires (CLSC) de son territoire afin d'avoir une prise en charge près de son domicile. C'est ce qu'a fait savoir vendredi matin la ministre de la Santé en annonçant la Politique gouvernementale sur les soins et services de première ligne. «Pour concrétiser notre vision ...

Publié le 26 mars 2026

Des agriculteurs demandent à Hydro-Québec de suspendre son appel d'offres éolien

Des agriculteurs, des élus municipaux et des travailleurs d'Hydro-Québec unissent leurs voix pour dénoncer les projets d’implantation d’éoliennes en terres agricoles et demandent à Hydro-Québec de suspendre son appel d'offres éolien prévu au début du mois d'avril. Les terres agricoles n'occupent que 2 % du territoire québécois et pourtant, ...