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2 décembre 2020 - 13:00

Elle permet d’orienter les interventions de façon plus adéquate, plus efficace et plus rapide

Un bilan positif pour le projet pilote d’une travailleuse sociale en milieu policier à Trois-Rivières

Jean-Francois Desbiens

Par Jean-Francois Desbiens, Journaliste

La Direction de la police de Trois-Rivières (DPTR) et le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ) tracent un bilan positif de la première année du projet pilote d’une travailleuse sociale en milieu policier.

Rappelons que ce projet pilote est issu d’une entente entre les deux partenaires. Celle-ci visait l’intégration d’un travailleur social en milieu policier, à temps complet, sous la forme d’un prêt de service. Elle fut entérinée pour une durée de deux ans.

Cette initiative était devenue nécessaire compte tenu de la forte hausse des appels en lien avec les problématiques de santé mentale, observée depuis les dernières années.

En 2015, 428 appels furent traités par les patrouilleurs pour des individus présentant un état mental perturbé, comparativement 838 en 2019.

Le but visé d’une telle entente était donc de mettre en commun les compétences respectives lors de ces interventions psychosociales afin d’intervenir adéquatement tout en assurant la sécurité de tous.

Ainsi, dès son arrivée en poste en septembre 2019, Marylène Ménard, travailleuse sociale, a amorcé un travail sur les nombreux cas de récurrence, qui furent identifiés à la suite d’une collecte de données interne.

Des profils individualisés

L’objectif poursuivi par cette démarche consistait, dans un premier temps, à dresser un profil individualisé des personnes ciblées afin d’identifier les besoins de ceux-ci et prendre connaissance des services et du soutien mis en place. Par la suite, vérifier l’efficacité de ces mesures et, ultimement, proposer de nouvelles stratégies d’interventions.

Après avoir colligé toutes les données pertinentes, Mme Ménard a instauré un système de fiches personnalisées accessibles par l’ensemble du personnel policier. Celles-ci contiennent des informations qui permettent dorénavant aux policiers d’orienter leurs interventions de façon plus adéquate et plus efficace, et ce, dans un plus court laps de temps.

Ces fiches permettent notamment aux policiers d’ajuster leurs interventions en fonction du profil connu de l’individu et des lignes directrices suggérées par l’intervenant social.

De plus, dans les dossiers où les individus présentent des signes d’un état mental perturbé, mais qui ne sont pas connus des services sociaux, Mme Ménard facilite l’arrimage et la prise en charge de ceux-ci par les intervenants partenaires.

Rôle-conseil

Les policiers bénéficient également de sa disponibilité dans un « rôle-conseil » pour les guider dans d’autres interventions ponctuelles à connotation sociale.

Ainsi, le bilan des actions réalisées dans la dernière année permet de conclure au réel succès de la démarche et démontre bien tous les avantages pour l’ensemble du personnel policier, de pouvoir bénéficier des services d’une travailleuse sociale à l’interne.

« Les constats identifiés jusqu’à maintenant nous démontrent l’importance de maintenir des liens étroits entre les organismes qui doivent intervenir dans un contexte psychosocial, à différents niveaux, afin que les compétences de chacun soient mises à contribution pour assurer un meilleur service à la population. À cet effet, le projet pilote mis en place répond à plusieurs besoins identifiés depuis quelques années sur le territoire de Trois-Rivières », mentionne René Martin, Directeur de la police de Trois-Rivières.

« Ce modèle unique de collaboration permet un partage d’information privilégiée. En comprenant mieux le vécu et les besoins de l’individu présentant une problématique de santé mentale ou toute autre problématique psychosociale, en ayant des stratégies d’intervention adaptées à chaque situation et en faisant les arrimages nécessaires entre les différents partenaires selon le besoin, tous les acteurs en ressortent gagnants », ajoute Jovany Raymond, directeur adjoint des services sociaux généraux et dépendance au CIUSSS MCQ.

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