Référendum: Paul St-Pierre Plamondon accusé de reculer

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Par La Presse Canadienne, 2026
QUÉBEC — Au lendemain de sa victoire dans l'élection partielle de Chicoutimi, le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon a été accusé par ses adversaires de reculer sur sa promesse de tenir un référendum dans un premier mandat.
«Il voit que son option s'en va dans le mur et je pense qu’il faut qu'ils l'annoncent beaucoup plus clairement et beaucoup plus fermement qu’il l'a fait hier soir. On a entendu des petits bips-bips qu'il y avait un recul, mais ce n'était pas audible pour tout le monde», a affirmé le chef conservateur Éric Duhaime, mardi, en point de presse à Québec.
Lundi soir, après la victoire de sa candidate, Marie-Karlynn Laflamme, le chef péquiste a dit avoir rencontré des gens qui ont «véritablement peur» du référendum.
Paul St-Pierre Plamondon n’a pas non plus exclu d’attendre après le mandat de Donald Trump pour tenir un référendum. «On va user d’intelligence et de jugement pour le choix du moment, parce que notre priorité sera toujours de protéger les Québécois», a-t-il déclaré alors.
Le chef libéral Charles Milliard a dit que le chef péquiste avait fait une «pirouette politique».
«L’article 1 du PQ, c'est de faire la séparation du Québec. Je pense qu'il a l'intention d'être fidèle à son objectif. Maintenant, est-ce qu'il va vouloir le retarder à l'intérieur d'un premier mandat? La meilleure façon d'éviter ça, évidemment, c'est d'élire un gouvernement du Parti libéral au mois d'octobre», a-t-il affirmé.
L'ancien ministre péquiste, aujourd’hui candidat à la chefferie de la Coalition avenir Québec, Bernard Drainville, a accusé Paul St-Pierre Plamondon d’être «irresponsable».
«Il dit: “élisez-moi et il y aura peut-être un référendum, ou peut-être pas. Ça va dépendre de mon humeur”. (...) On connaît la vieille stratégie: dire aux souverainistes qu’un référendum s’en vient, tout en laissant croire aux autres qu’il n’y en aura pas», a-t-il écrit sur le réseau social X mardi.
L’autre parti souverainiste, Québec solidaire, admet que le contexte géopolitique peut créer de l’insécurité, mais qu’il ne faut pas, pour autant, reculer sur l’indépendance.
«Ça fait longtemps quand même que le Parti québécois existe, et depuis 1995, c'est dans son ADN de reculer sur la question de l'indépendance. Alors, évidemment, nous, on l'a à l'œil. Nous, nous ne reculerons pas», a affirmé le solidaire Sol Zanetti.
En point de presse mardi, Paul St-Pierre Plamondon a assuré qu’il maintenait le cap et qu’il allait tenir un référendum sur l’indépendance dans un premier mandat.
Thomas Laberge, La Presse Canadienne