Québec fait appel à deux anciennes élues pour moderniser les règles sur l’alcool

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Par La Presse Canadienne, 2026
Le gouvernement Legault fait appel à deux anciennes élues, libérale et péquiste, afin de dépoussiérer la réglementation entourant la vente d’alcool.
Le ministre délégué à l'Économie et aux Petites et Moyennes Entreprises, Samuel Poulin, annonce mardi la tenue de consultations afin de moderniser le cadre légal en matière de boisson alcoolique.
«À l'heure actuelle, il est très complexe d'interpréter et de gérer ce cadre légal dans ce domaine, autant pour les intervenants gouvernementaux que pour les PME et les entreprises sur les territoires», constate le ministre en conférence de presse à Québec.
L’objectif est de simplifier le cadre réglementaire et de le rendre plus cohérent pour l’industrie, explique-t-il.
L’exercice sera mené par la directrice générale exécutive de l’Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec (ITHQ) et ancienne élue libérale, France Dionne. L’ancienne directrice générale de la Commission de la construction du Québec et ex-ministre péquiste, Diane Lemieux, est aussi de la partie.
Elles devront produire leur rapport d’ici le 24 juin prochain après avoir mené des consultations au cours du mois de mai.
M. Poulin reconnaît que l’exercice survient juste avant la prochaine campagne. «J'avais ça en tête, l'agenda et le calendrier, dès le départ.»
Il voit dans les «deux grandes dames du Québec» des personnes «crédibles» qui permettront à leurs recommandations de «traverser le temps».
«Ce rapport-là peut être travaillé pendant l'été par le gouvernement du Québec et à l'automne, le prochain gouvernement pourra certainement mettre en branle le tout», avance-t-il.
Les critiques de l’industrie des boissons alcooliques visant le cadre réglementaire sont nombreuses, notamment sur les conditions entourant la vente d’alcool ou la paperasse à remplir.
L’Union québécoise des microdistilleries (UQMD) réclame une réforme du cadre réglementaire «désuet» depuis près de dix ans, a fait valoir l’association en février. L’UQMD n’a pas souhaité réagir à ce stade-ci.
Le rôle de la Société des alcools du Québec (SAQ) ne sera pas remis en question dans le cadre de ces consultations, précise le ministre. «Il y a des allègements à faire, mais la SAQ est là pour rester.»
Stéphane Rolland, La Presse Canadienne