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Les médias chinois font peu de cas de la visite de Carney, en contraste avec Trudeau

durée 17h00
14 janvier 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Temps de lecture   :  

3 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

PÉKIN — La visite de Mark Carney en Chine semble avoir été accueillie par les médias chinois avec moins d'enthousiasme que celle de Justin Trudeau en 2016.

L'arrivée du premier ministre canadien à Pékin mercredi a été soulignée par un article de trois paragraphes publié par l'agence de presse officielle Chine nouvelle, qui exhortait le chef libéral à profiter de ce voyage pour «renforcer le dialogue, faire progresser la confiance politique mutuelle et résoudre les préoccupations de chacun».

La veille, un article de quatre paragraphes décrivait le programme de la visite et présentait une biographie de deux paragraphes de M. Carney.

La publication publique «The Paper», établie à Shanghai, a noté dans un court article sur l'arrivée de M. Carney que «le Canada doit développer de nouveaux partenariats tant dans le secteur de l'énergie que dans le commerce».

La couverture par Chine nouvelle et d'autres médias chinois contraste avec celle dont avait bénéficié M. Trudeau en août 2016, lorsque l'agence de presse officielle avait publié un long commentaire annonçant la possibilité d'une «nouvelle ère dorée dans les relations» entre les deux pays.

Chine nouvelle avait également rendu compte en détail des réunions très médiatisées de M. Trudeau, notamment une cérémonie d'accueil élaborée à Pékin avec le premier ministre chinois de l'époque, Li Keqiang, et une rencontre avec le magnat chinois de la technologie Jack Ma, ainsi qu'un reportage de Sina.com sur le premier ministre canadien jouant au basketball avec la légende de la NBA Yao Ming dans une école de Shanghai.

Une autre publication, le «Shanghai Observer», avait parlé de la grande visibilité de Justin Trudeau sur les réseaux sociaux chinois, avec un message de l'ancien premier ministre remerciant Li Keqiang d'avoir réservé un «accueil chaleureux» à sa fille, Ella-Grace.

«La Chine et le Canada, deux pays importants de la région Asie-Pacifique, devraient mettre de côté leurs différences, renforcer leur confiance politique mutuelle et enrichir la connotation de leur partenariat stratégique», avait écrit l'agence Chine nouvelle dans son commentaire en anglais sur la visite de M. Trudeau en 2016.

«On espère que Justin Trudeau suivra la voie de ses prédécesseurs libéraux — son père a été le premier à établir des relations diplomatiques avec la Chine et Jean Chrétien a inauguré une décennie dorée dans les relations bilatérales — afin de créer une nouvelle ère dorée dans les relations avec la Chine.»

Justin Trudeau avait reçu le surnom affectueux de «Petite pomme de terre», dérivé de son nom de famille qui ressemble au mot chinois pour pomme de terre, «tudou», afin de le différencier de son père.

La couverture médiatique de la visite de M. Carney a été marquée par une formulation prudente, l'article publié mercredi par Chine nouvelle s'en tenant à un langage familier des lecteurs de ce média d'État.

«Un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères avait précédemment déclaré que la Chine attendait avec impatience cette visite, qui serait l'occasion d'intensifier le dialogue, de renforcer la confiance politique mutuelle, d'élargir la coopération pragmatique, d'améliorer la gestion des différends et de résoudre les préoccupations de chacun, afin de consolider le redressement des relations sino-canadiennes et d'en faire bénéficier les populations des deux pays», a écrit le média.

Après la visite de M. Trudeau en 2016, les relations entre Ottawa et Pékin ont été gelées par l'arrestation de la dirigeante chinoise Meng Wanzhou à Vancouver en 2018 et la détention par la Chine des Canadiens Michael Kovrig et Michael Spavor.

La Presse Canadienne