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Les Alouettes ne s'attendent pas à affronter les mêmes Roughriders samedi

durée 08h00
1 juillet 2022
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Temps de lecture   :  

3 minutes

Par La Presse Canadienne, 2022

MONTRÉAL — Affronter la même équipe deux semaines d'affilée demande une préparation complètement différente. C'est ce que vivront les Alouettes de Montréal et les Roughriders de la Saskatchewan, samedi.

Les Alouettes (1-2) ne peuvent absolument pas se fier à ce que les Riders (2-1) leur ont montré comme schémas de jeux dans la victoire de 37-13 de la formation montréalaise, jeudi dernier, au stade Percival-Molson.

«Il ne faut pas prendre le passé pour acquis; il faut remettre le compteur à zéro, a analysé l'entraîneur de la ligne à l'attaque, Luc Brodeur-Jourdain. Les équipes gagnantes font cela: ellestournent la page sur le passé et ne se soucient que de l’avenir. On s’attend à plus de pression de leur part: depuis le début de la saison, ils montraient plus de blitz, plus de pression. Contre nous, ils ont joué de façon plus réservée.»

«Il faut regarder ça comme deux matchs complètement différents, a pour sa part indiqué le garde Kristian Matte. Il va toujours y avoir des changements dans les formations en raison des blessures ou autres. Mais même si c’est la même équipe, c’est différent. D’un autre côté, on commence à voir des tendances: on va savoir un peu comment ils font les choses, mais c’est la même chose pour eux.»

L'entraîneur-chef Khari Jones avait un point de vue un peu plus nuancé.

«Les équipes sont ce qu’elles sont: il y a certains jeux que vous programmez et certaines choses que vous faites de façon automatique, a-t-il fait remarquer. Ils savent un peu ce que nous ferons et nous savons ce qu’ils feront, mais c’est clair qu’il y aura des différences. C’est l’équipe qui jouera le mieux, qui exécutera le mieux qui l’emportera.

«Des deux côtés, je suis persuadé qu’il a des jeux qui n’ont pas été utilisés dans le premier match. Et il y a aussi des choses que nous avons découvertes dans ce match. On va faire de notre mieux, en souhaitant que ce soit suffisant.»

L'avantage du terrain

D'affronter les Riders chez eux, au Mosaic Stadium, lors du week-end de la Fête du Canada, promet d'être un autre défi à relever pour les Alouettes.

«Ça va être survolté; ça va festoyer, a affirmé André Bolduc, l'adjoint à l'entraîneur-chef. C’est leur activité là-bas: ils prennent soin de leur équipe. On s’attend à ce que ce soit plein et que ce soit bruyant.

«Nous devrons gérer le premier cinq minutes avec le bruit, la foule en délire. Après, ils vont s’asseoir. Ce serait le fun que de notre côté, on connaisse une bonne première séquence soutenue ou qu’on les force à botter rapidement.»

«De jouer là-bas, c’est toujours difficile avec leur nouveau stade et le bruit, a admis Jones. Mais j’adore jouer dans cette ambiance, je pense que nos joueurs l’apprécient aussi. Au final, il s’agit de deux équipes qui jouent au football et tout ce qu’il y a autour ne compte pas tant que ça. On doit faire ce qu’on a à faire.»

Les Alouettes ont d'ailleurs pris les moyens qui s'imposent pour se préparer à tout ce bruit, s'entraînant sous des bruits de foule toute la semaine.

«Nous avons travaillé sur des cadences silencieuses, comme on le fait toujours avant un match à Regina, Winnipeg ou Ottawa: des endroits où la foule peut devenir un enjeu, a expliqué le quart Trevor Harris. Ça peut devenir un enjeu quand le centre et la ligne offensive ne s'entendent pas, mais le football demeure du football.»

«On s’attend à ce que ce soit bruyant, surtout après la semaine qu’ils ont connus la semaine dernière, a ajouté Matte. C’est toujours difficile de jouer en Saskatchewan et c’est toujours difficile de gagner deux matchs consécutifs contre la même équipe. Côté communication, on a pratiqué toute la semaine avec beaucoup de bruit.»

Les Alouettes profiteront de leur première semaine de congé de la saison après cette rencontre, avant de reprendre le collier en vue de leur affrontement contre les Elks d'Edmonton à domicile, le 14 juillet.

Frédéric Daigle, La Presse Canadienne