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Le secteur du bois d'œuvre de C.-B. demande un changement d'approche avec les É.-U.

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10 avril 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Par La Presse Canadienne, 2026

NORTH VANCOUVER — Le secteur de la transformation du bois de la Colombie-Britannique tire à nouveau la sonnette d'alarme au sujet du différend entre le Canada et les États-Unis sur le bois d'œuvre, le qualifiant de «processus défaillant».

La réaction de l'Independent Wood Processors Association fait suite à la publication par le département américain du Commerce de sa décision préliminaire concernant les droits de douane applicables au secteur, estimés à un peu moins de 25%, soit moins que le taux actuel de plus de 35%.

L'association a indiqué que, même s'il semble que les droits de douane pourraient être abaissés, elle met en garde contre le fait qu'il subsiste une incertitude quant à savoir si le taux définitif — attendu en août — représentera effectivement une réduction par rapport au taux actuel.

Le directeur exécutif du groupe, Brian Menzies, a ajouté que les fabricants de bois sont injustement pénalisés, car les entreprises ne détiennent pas de concessions forestières, n’exploitent pas le bois de la Couronne et ne reçoivent pas de subventions — et ne devraient donc pas être incluses dans le différend.

L'association a noté qu'un processus de règlement des différends existant, prévu dans l'Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM), n'a pas permis de réaliser de «progrès significatifs».

Elle a affirmé que les gouvernements canadien et américain devaient «donner la priorité aux négociations directes» plutôt que de répéter le «cycle de litiges sans fin», rappelant que les consommateurs ainsi que les travailleurs et les entreprises des deux côtés de la frontière étaient pénalisés par l’incertitude et la hausse des prix.

«Après près d’une décennie, il est évident que les mécanismes de règlement des différends actuels ne fonctionnent pas, a fait valoir M. Menzies dans un communiqué. Si les voies juridiques ne permettent pas de résoudre ce problème, les dirigeants politiques doivent alors intervenir et négocier une véritable solution.»

«Si l'industrie américaine a de réelles préoccupations, alors écoutons-la (…) Assez de se cacher derrière la paperasserie, la bureaucratie et les décisions administratives sans fin.»

La Presse Canadienne