Le ministre de l'Énergie de la Nouvelle-Écosse présente ses excuses
HALIFAX — Le ministre de l'Énergie de la Nouvelle-Écosse a présenté des excuses émouvantes après que des paroles de rap misogynes qu'il avait écrites avant son entrée en politique ont poussé une organisation de défense des femmes à réclamer sa démission.
La voix de Marco MacLeod s'est parfois brisée lorsqu'il a mentionné aux journalistes, à l'issue d'une réunion du Conseil des ministres, qu'il savait qu'il devait prouver sa sincérité par ses actes.
La semaine dernière, un morceau interprété par MacLeod, intitulé «George Jones» et publié sous le nom d’artiste Meadowville il y a 13 ans, a fait grand bruit.
Cette chanson, dont l'existence a été révélée pour la première fois par le magazine Frank, contient des termes misogynes à l'égard des femmes et fait référence à la consommation de cocaïne.
Le refuge Adsum House, situé à Halifax, a demandé la démission de M. MacLeod, mais celui-ci a affirmé qu’il compte rester ministre et député de Pictou-Ouest.
Leah Martin, ministre chargée du Conseil consultatif sur la condition féminine, a qualifié cette chanson de «vraiment stupide» et a souligné qu’il n’y avait pas de place pour un langage qui fait que les jeunes filles se sentent moins respectées ou en sécurité.
«J’ai utilisé des mots très préjudiciables et blessants pour les femmes et pour notre communauté. Je ne saurais trop m’excuser. Je suis vraiment désolé pour cela, pour le préjudice et la souffrance que j’ai causés», a indiqué M. MacLeod aux journalistes.
Devin Stevens, La Presse Canadienne

