Des avocats pressent Ottawa sur les importations issues du travail forcé aux É.-U.

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Par La Presse Canadienne, 2026
OTTAWA — Des avocats spécialisés dans la défense des droits de la personne exhortent Ottawa à interdire les importations américaines issues du travail forcé, en particulier les importations de véhicules en provenance de l'Alabama.
Le Programme international des droits de la personne de l'Université de Toronto a déposé une plainte détaillée auprès de l'Agence des services frontaliers du Canada, lui demandant de bloquer les marchandises fabriquées par le travail forcé en provenance des États-Unis.
Les avocats ont examiné des informations émanant du gouvernement et d'associations citoyennes aux États-Unis faisant état de prisonniers contraints de travailler sur des véhicules Hyundai et Genesis, et ont retracé ces véhicules jusqu'à des concessionnaires de Toronto.
Les chercheurs affirment qu'Ottawa doit appliquer ses lois de manière cohérente pour bloquer les produits issus de l'esclavage et du travail pénitentiaire, quel que soit leur pays d'origine.
La branche de Hyundai en Alabama a tenu à dire qu'elle n'a pas recours au travail forcé et a déclaré qu'en 2023, elle avait cessé de faire appel à une filiale qui employait des enfants réfugiés pour faire fonctionner des engins de chantier.
Washington fait pression sur le Canada pour qu'il renforce ses efforts visant à éliminer les produits issus du travail forcé provenant de pays tels que la Chine, et a lancé en mars une enquête qui pourrait servir à justifier l'imposition de droits de douane.
Dylan Robertson, La Presse Canadienne