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Sous le thème "Ensemble, dans la même direction"

Le CIUSSS MCQ et les centres d'amitié autochtones s'unissent pour adapter les services en dépendance

Denise Caron, directrice par intérim du Centre d'amitié autochtone de Trois-Rivières, Laurianne Petiquay, directrice du Centre d'amitié autochtone de La Tuque et Amélie Brousseau, chef de services externes en toxicomanie – zone nord du CIUSSS MCQ.
Photo: Courtoisie

Denise Caron, directrice par intérim du Centre d'amitié autochtone de Trois-Rivières, Laurianne Petiquay, directrice du Centre d'amitié autochtone de La Tuque et Amélie Brousseau, chef de services externes en toxicomanie – zone nord du CIUSSS MCQ.

C’est sous le thème "Ensemble, dans la même direction" que le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ) et les centres d’amitié autochtones de Trois-Rivières et La Tuque ont présenté le fruit d’un partenariat de plus de dix-huit mois visant à mieux adapter les services en dépendance aux communautés autochtones.

Souhaitant améliorer la rétention des usagers autochtones dans ses services en dépendance, le CIUSSS MCQ a expliqué avoir voulu mieux comprendre les communautés autochtones de la région afin de répondre plus efficacement à ses besoins. Pour ce faire, deux intervenants des services de réadaptation en dépendance ont été assignés aux centres d’amitié autochtones de La Tuque et Trois-Rivières afin de s’imprégner de leur réalité, de créer des liens et d’établir un partenariat avec ces deux organismes importants pour la communauté.

Formation aux outils de détection de la dépendance

Au terme des dix-huit mois du projet, plusieurs réussites ont été constatées. De la formation a été offerte aux employés du Centre d’amitié autochtone de Trois-Rivières (CAATR) par rapport aux outils de détection de la dépendance. Le référencement peut donc être fait sur place, tout comme la visite de l’intervenant en dépendance du CIUSSS MCQ assigné au centre d'amitié pour rencontrer l'usager dans ce lieu culturellement sécurisant. Cette nouvelle trajectoire de service facilite l’accès aux usagers autochtones et augmente la confiance envers les services.

« Nous sommes très heureux de ce projet en partenariat avec les centres d’amitié autochtones de Trois-Rivières et de La Tuque. Nous terminons ce projet avec de nombreux liens créés, de nombreuses expériences partagées mais aussi une sensibilité à offrir nos services en dépendance autrement et des moyens pour le faire », a souligné Amélie Brousseau, chef de services externes en toxicomanie – zone nord du CIUSSS MCQ.

 

Une vidéo de sensibilisation a aussi été réalisée avec Marcel Petiquay, un membre de la communauté Atikamekw, confiant son histoire et son parcours de toxicomanie auprès des divers services en dépendance. Cette vidéo dévoilée dans le cadre de l’événement est utilisée par les intervenants dans un objectif de sensibilisation et de formation en sécurisation culturelle. Finalement, la soirée marquait le vernissage de sept toiles de l’artiste Jacques Newashish qui seront exposées dans les centres de service en dépendance de la région.

Une communauté autochtone bien présente

Au dernier recensement en 2016, on comptait près de 11 000 résidents de la Mauricie et du Centre-du-Québec d’une identité autochtone, principalement de nations atikamekws et abénakis. Les centres d’amitié autochtones de La Tuque et de Trois-Rivières sont des lieux culturels très importants pour favoriser le maintien de la culture et des valeurs autochtones et pour améliorer les relations entre Autochtones et allochtones.

« L'un des objectifs du centre d'amitié est aussi de faciliter l'accès aux services pour les communautés autochtones. Grâce à ce partenariat, en travaillant ensemble, nous y sommes arrivé » , a souligné Laurianne Petiquay, directrice du Centre d'amitié autochtone de La Tuque.

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