Une mine d’histoire et de découvertes
Foyers cachés, cave à légumes et poutres de bois huilées: la Maison des Jésuites recelait bien des surprises pour l’équipe de la Ville de Trois-Rivières qui s’active à la restaurer. Des découvertes qui seront mises à l’avant-plan dans la nouvelle version de l’édifice patrimonial au printemps prochain.
«Quand on est entré ici en 2009, on ne savait pas s’il y avait un réel potentiel sur les plans historique et architectural. On s’est lancé dans une réelle opération d’archéologie, on a déshabillé le bâtiment et c’est une mine d’histoire», s’est réjoui Marc-André Godin, du Service de l’urbanisme de la Ville de Trois-Rivières, lors d’une visite organisée aujourd’hui.
Son équipe a dénudé les murs en gypse, pour découvrir des parois en pierre de deux pieds d’épaisseur, ainsi que le plafond, révélant les anciennes poutres en bois huilées de l’édifice de 1742. Ils ont également découvert deux foyers, dont l’un contenant un four à pain, et une trappe menant à une cave à légumes, désormais scellée par une dalle de béton.
«Ce sont plein de petits éléments qui nous racontent l’histoire du bâtiment. L’objectif, c’est de repositionner les éléments aux mêmes endroits en utilisant les mêmes matériaux», a poursuivi M. Godin.
Ces découvertes serviront à représenter les trois époques qu’a traversées la Maison des Jésuites.
Pas de dépassements de coûts
La restauration de l’édifice devrait coûter 850 000$ à la Ville de Trois-Rivières. Le ministère de la Culture et des Communications du Québec a toutefois contribué pour 250 000$.
«On a cette responsabilité de maintenir notre patrimoine collectif. C’est de l’histoire et ça augmente l’offre touristique du côté Est de la ville. Ça aurait été irresponsable de notre part de démolir cette maison», a insisté le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque.
Ce dernier a assuré que le projet n’avait connu ni dépassements de coûts, ni mauvaise surprise.
La Ville s’était fait donner la Maison des Jésuites par la Corporation de la Maison de la Madone en septembre 2011. Les travaux de restauration ont débuté presque deux ans plus tard, en avril 2013. Le bâtiment aura toutefois perdu un étage, qui avait été rajouté en 1903, pour retrouver son toit d’origine.
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