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Profession: remorqueurs

BÉCANCOUR - 

En poste 24h sur 24h, beau temps mauvais temps, les remorqueurs sont appelés à intervenir dans toutes sortes de situations et à transiger avec tous les genres de clientèle.

Des anecdotes liées à leur métier de remorqueur, Jason Julien et Jonathan Roy en ont plein à raconter à peine six mois après avoir débuté les opérations de leur entreprise Remorquage J2 à Bécancour. «Dans le remorquage, il n’y a pas de limite à ce que tu peux faire. Ta propre limite, c’est ton ambition», confie M. Roy.

En plus des véhicules automobiles, les deux jeunes entrepreneurs ont déjà remorqué de la machinerie, des matériaux de construction, des électroménagers et même une cabane à pêche. «Il y a un million de possibilités. Il faut que tu trouves une solution ingénieuse pour t’adapter à ce que tu dois transporter», précise M. Julien avant d’ajouter que les remorqueurs ont aussi le devoir de modifier leur conduite selon les différentes conditions routières, mêmes les plus difficiles.

Il arrive à l’occasion que les remorqueurs soient les premiers à arriver sur les lieux d’un accident de la route. «On peut faire face à n’importe quelle situation», mentionne M. Julien qui assure que ses dépanneuses sont équipées de couvertures, d’un extincteur et d’une trousse de premiers soins. «Un client, c’est quelqu’un qui a une expérience de vie, une famille. On agit donc avec lui comme on voudrait que l’on agisse avec nous. On offre un service technique auquel on veut donner un côté humain», ajoute M. Roy.

La sécurité avant tout

Intervenir en situation d’urgence, c’est aussi s’exposer à un certain danger. Le corridor de sécurité n’est pas encore respecté par tous les automobilistes qui ont désormais l’obligation de ralentir ou de changer de voie à l’approche d’un véhicule immobilisé gyrophares ou feux clignotants actionnés.

«Il faut d’abord sécuriser les gens. Les voitures et les camions, ça se remplace, un bras, non. On peut se faire couper en deux (par la plate-forme de la dépanneuse)», avertit M. Julien, qui enjoint ses collègues à prendre cinq minutes de plus pour s’assurer de revenir vivants à la maison.

 

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