Punaises à la Maison Ste-Claire: Les employés doivent poursuivre les soins
Patrick Champagne montre la combinaison qu’il doit porter pour se rendre à la Maison Ste-Claire.
La Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) a annoncé hier aux employés de l’Agence de santé et de services sociaux qu’ils seront dans l’obligation de poursuivre les soins offerts à la Maison Ste-Claire.
En raison des punaises de lit, plusieurs auxiliaires en soins de services à domicile avaient confié à leur syndicat leur inquiétude de se rendre à la Maison Ste-Claire pour y soigner des résidants.
Bien qu’une combinaison de papier jetable leur ait été fournie, ils craignaient la propagation des parasites dans d’autres résidences et dans leur domicile.
En début de semaine, le syndicat FTQ avait permis à ces employés de ne pas se rendre à cette résidence s’ils le souhaitaient.
Un rapport de la CSST a toutefois réfuté cette décision, jeudi, obligeant ainsi tous les employés à poursuivre les soins prodigués à la Maison Ste-Claire.
Selon Patrick Champagne, un auxiliaire en soins de services à domicile à Trois-Rivières, les délégués de la CSST ont expliqué que les employés ne souffraient pas de préjudices physiques ou psychologiques et qu’ils avaient une protection contre la propagation des punaises. Ainsi, ils se devaient de continuer d'offrir les soins nécessaires aux résidants.
«On veut continuer d’offrir le service aux gens, car on le sait que ce sont des gens défavorisés et qu’ils en ont besoin, affirme M. Champagne. Quand tu mets une combinaison pour te rendre à un endroit et que tu n’en mets pas pour les autres, est-ce normal? C’est parce qu’il y a une problématique quelque part.»
Camoufler le problème
La CSST exerce un suivi mensuel à la Résidence Ste-Claire, mais le problème des punaises est toujours présent.
«Les gens se promènent d’une chambre à l’autre. Quand on en traite une, la semaine d’après c’est une autre qui en a », explique le préposé.
S’il s’agissait d’une autre résidence, celle-ci serait fermée depuis longtemps soutient-il, mais en raison de sa clientèle, elle reste ouverte. «La désinstitutionalisation, on la vit à la Maison Ste-Claire», ajoute-t-il.
Pour l’instant, les employés doivent s’en remettre au port de leur combinaison. Des opérations de désinfestation étaient en cours cette semaine à la résidence.
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