Nous joindre
Publicité

Une soirée dans la vie d’un ambulancier

TROIS-RIVIÈRES - 

Le métier d’ambulancier en est un que plusieurs ont voulu pratiquer, mais qui reste généralement méconnu du public. L’Écho a suivi deux paramédics de la Coopérative des ambulanciers de la Mauricie (CAM) pendant près de cinq heures afin de comprendre leur quotidien.

Il est 15 h. Vicky Gagnon et Pierre Dufresne Jr commencent leur quart de travail de huit heures. Ils ont quinze minutes pour préparer leur véhicule, après quoi ils doivent être opérationnels pour répondre à des appels d’urgence.

Les ambulanciers se rendent au point de service numéro un (il y en a quatre sur le territoire trifluvien). Les points de service, ce sont des endroits centraux où les paramédics se rendent entre les appels. L’Écho les rejoint, en compagnie du chef des opérations de jour, Martin Rivard.

La centrale distribue les appels, Vicky et Pierre sont toujours aux aguets. Pendant ce temps, on discute. « Sur quoi n’aime-t-on pas intervenir lorsqu’on est ambulancier », demande L’Écho. Même réponse de la part des deux paramédics : des enfants. « On n’est moins à l’aise et les enfants ne comprennent pas toujours ce qui se passe. Souvent, ils ont de la difficulté à exprimer leur mal », renchérit Pierre.

Vers 17h30, un appel d’urgence est émis en priorité. C’est un accident de voiture à haute vélocité sur l’autoroute 40 est, impliquant trois enfants. Des renforts sont demandés. Pierre se lève d’un trait, attrape son manteau, et se dirige rapidement vers l’ambulance où se trouve déjà Vicky. Les paramédics mettent les sirènes, les gyrophares, et empruntent l’autoroute. L’Écho les suit, dans le véhicule de service du superviseur.

C’est l’heure de pointe et l’accident, qui a eu lieu sur le pont Radisson, retranche deux voies sur trois. L’ambulance prend d’abord la voie de service de droite, puis celle du milieu, espérant que les automobilistes la laisseront passer. C’est difficile d’avancer, les gens ne savent pas où se mettre, Vicky klaxonne et zigzague pour arriver à destination.

Les paramédics se stationnent et amènent rapidement, mais sans courir, leur civière jusqu’au véhicule accidenté. Les trois enfants et leur mère sont toujours à l’intérieur. Par chance, pas de blessures graves, de prime abord. Vicky et Pierre prennent en charge un premier enfant, le stabilisent et partent immédiatement vers l’hôpital. L’Écho et le superviseur restent sur les lieux jusqu’à la fin de l’opération, puis rejoignent l’équipe au centre hospitalier.

Toujours prêts

Puisque plusieurs ambulances ont été appelées sur les lieux de l’accident, il faut vite se remettre disponible pour un appel. « On est sur le fer », explique Vicky. Une fois l’enfant déposé, la civière désinfectée, les couvertures changées, l’ambulance quitte le garage… pour un deuxième appel d’urgence. Difficultés respiratoires, cette fois.

Les paramédics sont demandés dans le secteur Sainte-Marthe-du-Cap. Ils demandent l’assistance de la centrale pour trouver le chemin le plus rapide pour se rendre sur les lieux. Ils ne trouvent pas l’adresse, la maison n’est pas visible de la route. Les ambulanciers passent tout droit, font demi-tour et entrent dans un chemin peu éclairé, pour enfin trouver la maison. L’Écho s’y rend aussi, avec le chef des opérations de soir, William Richer. Il est environ 19 h.

« Ce qu’on déteste vraiment, c’est de chercher les adresses. Souvent, en zone rurale ou dans les nouveaux quartiers, les numéros sont mal identifiés ou les maisons ne sont simplement pas visibles du chemin. Parfois, les gens nous voient tourner en rond et ne nous aident pas. Pendant ce temps là, on perd du temps précieux pour se rendre auprès du patient », avait mentionné Vicky plus tôt en soirée.

Les ambulanciers entrent dans la maison, posent plusieurs questions à la dame. Pierre sort chercher des masques et la civière-chaise. Ils sortent la dame avec précaution et la transportent au centre hospitalier. Vicky remplit les documents, Pierre fait la routine de nettoyage et ils sont prêts à repartir.

Il est près de 20 h. Les paramédics prendront du temps pour manger. L’Écho les quitte à ce moment-là. Pour eux, la soirée est loin d’être terminée, pas avant 23 h.

RECOMMANDÉS POUR VOUS

Les personnes victimes d’actes criminels ne doivent pas être oubliées
SociétéPublié le 19 septembre 2026

Les personnes victimes d’actes criminels ne doivent pas être oubliées

Alors que la campagne électorale provinciale bat son plein, le Réseau des Centres d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC) invite les partis politiques et les futures personnes élues à réaffirmer leur engagement envers les personnes victimes et à assurer la pérennité des services qui leur sont destinés. L’an dernier, près de 78 ...

LIRE LA SUITE
Publicité
La douleur persistante du zona est maintenant mieux comprise
SociétéPublié le 17 septembre 2026

La douleur persistante du zona est maintenant mieux comprise

De petites particules présentes dans le sang causent probablement les douleurs persistantes qui continuent à affliger certaines personnes même si le virus du zona a été éliminé de leur organisme depuis longtemps, estime une nouvelle étude publiée par des chercheurs américains. Les résultats suggèrent que la douleur chronique liée au ...

LIRE LA SUITE
Publicité
Santé et environnement: les Québécois réclament des actions concrètes
SociétéPublié le 16 septembre 2026

Santé et environnement: les Québécois réclament des actions concrètes

Un nouveau sondage Léger commandé par la coalition Vire au vert révèle un fort consensus social pour que le prochain gouvernement donne un meilleur accès à la nature, augmente l’offre de l'alimentation locale et améliore la qualité de l'air. Sans surprise, près de 90 % de la population est d’accord avec le fait «qu’accroître ...

LIRE LA SUITE
Publicité