Le phénomène du « couponing » gagne Trois-Rivières
Vous avez peut-être déjà croisé quelqu’un avec un cartable rempli de coupons-rabais à la pharmacie ou en faisant votre épicerie. C’est que le phénomène du « couponing » devient de plus en plus populaire au Québec et dans la région. L’Écho a rencontré une « couponeuse » trifluvienne.
Mélanie Beaulieu est une adepte du « couponing » depuis près d’un an. « J’ai commencé en janvier dernier, quand un des principaux clients de la compagnie de mon copain a fermé. Je suis maman à la maison, alors il n’y a qu’un salaire qui entre. Il faut prévoir le budget en conséquence », confie-t-elle.
Onmagasine.ca
Mélanie Beaulieu a découvert le couponing en voyant une entrevue avec Lili Marchand, la fondatrice du site Onmagasine.ca.
Ce blogue est l’endroit parfait pour faire ses classes en tant que « couponeuse ». On y trouve un guide du débutant, les politiques des différents magasins d’alimentation, des trucs pour s’organiser et de nombreux liens vers des coupons et échantillons disponibles sur internet qui sont valides au Québec.
À ce jour, le site, créé en avril 2011 compte 33348 membres, dont 1949 inscrits dans le dernier mois. L’effervescence récente du « couponing » au Québec peut être attribuée à bien des choses, dont, entre autres, le premier salon du « couponing » qui se tenait à Montréal le 20 octobre dernier, où plus de 1000 adeptes se sont rendus.
La clé du succès : l’organisation
Pour la jeune mère de famille, l’organisation est très importante lorsqu’elle se rend à l’épicerie. Son cartable est rempli d’outils. En plus des centaines, voire milliers, de coupons qu’il contient, on y trouve des surligneurs (code de couleurs oblige), des ciseaux, du ruban adhésif et la totalité des circulaires de la semaine.
Mélanie Beaulieu fait généralement son épicerie chez Maxi, pour profiter de la politique de prix « Imbattable. Point final ! » (voir autre texte). Au fur et à mesure, elle classe les items dans son panier : ceux qui nécessitent des coupons et ceux dont elle fera modifier les prix. Juste avant de passer à la caisse, elle colle tous les coupons qu’elle utilisera sur ses articles, afin de faciliter le travail de la caissière.
Mme Beaulieu évalue ses économies hebdomadaires à 30 $ environ. « Ça varie d’une semaine à l’autre, ça dépend des spéciaux et des besoins de la famille », précise-t-elle. Pour ce faire, elle met plusieurs heures à préparer sa liste d’épicerie.
« C’est sûr qu’on se fait regarder, mais, moi, ça ne me gêne pas de me promener avec mon gros cartable. Je me dis : “vous pouvez bien me regarder, moi j’économise 30 $ sur mon épicerie”, avoue Mélanie Beaulieu. C’est le prix d’un souper au restaurant. »
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