Facebook, un casse-tête pour les écoles secondaires
La venue des réseaux sociaux comme Facebook a chambardé la dynamique élève-enseignant dans les écoles secondaires de la région, à un tel point que les commissions scolaires doivent modifier leurs règlements pour s’assurer d’éviter tout débordement.
Certaines écoles interdisent toujours l’utilisation des réseaux sociaux sur les ordinateurs de leur établissement. La direction de plusieurs autres institutions se montre cependant de plus en plus flexibles.
« Même si Facebook était barré, les élèves réussissent à y avoir accès. De plus, nos écoles ont des pages sur le réseau social. C’était un peu contradictoire d’avoir une page, mais de ne pas pouvoir y aller », explique Johane Croteau, responsable des communications pour la Commission scolaire de la Riveraine.
Les écoles tenteront maintenant d’intégrer ces nouveaux outils de manière éducative et ainsi enseigner aux adolescents les comportements à adopter, mais aussi les lois en termes de respect des droits d’auteur sur la toile.
Puisque les relations entre les élèves s’étendent maintenant au monde virtuel, les établissements scolaires s’attendent à devoir gérer de multiples conflits, et ce, même s’ils ne se déroulent pas dans leur propre cour.
« Si on voit que ça va avoir un impact sur la vie scolaire, nous considérons qu’il faut agir, et ce, même si ça s’est déroulé lors de la fin de semaine. S’il y a manquement, il pourrait y avoir des sanctions selon le code de vie de chaque établissement », explique Ginette Masse, directrice des communications et secrétaire générale pour la Commission scolaire Chemin-du-Roy.
Enseignants et élèves « amis » ?
La montée en popularité des réseaux sociaux peut aussi donner lieu à une situation où un élève demande à son professeur d’être « ami » avec lui. Celui-ci a donc accès au compte personnel de son enseignant, et tout ce qu’il contient. Les représentantes des deux commissions scolaires semblent d’ailleurs mal à l’aise avec cette pratique, mais avouent ne pas être en mesure de l’empêcher.
« Pour certains professeurs et entraîneurs sportifs, c’est la manière la plus rapide de rejoindre les élèves grâce à la page de la classe ou de l’équipe qu’ils ont créée. Nous ne voulons pas bloquer de projets, mais nous avons tout de même recommandé aux enseignants de faire attention à ce qu’ils racontent sur internet. Les élèves n’ont pas à connaître leur vie privée et je suggère la prudence », affirme Mme Masse.
Du côté de la Commission scolaire de la Rivieraine, on conseille aux professeurs de se créer un deuxième compte Facebook s’ils doivent entrer en contact avec les adolescents.
« Présentement, nous ne pouvons pas les empêcher d’être amis avec des élèves. La direction a toutefois tenu une rencontre avec le personnel en leur demandant d’utiliser leur bon sens à propos des relations enseignant-élève sur Facebook. Par exemple, les professeurs pourraient avoir un compte professionnel et un compte personnel. On ne peut toutefois pas entrer dans la vie personnelle des enseignants. S’ils décident d’accepter des élèves et que ça dégénère, ils devront en subir les conséquences. »
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