Changer les habitudes alimentaires
Young boy picking french-fries from a plate with a hamburger
Bien qu'il tombe sous le sens qu'on cherche à bannir des hôpitaux les aliments qui peuvent contribuer à nous y faire aboutir un jour, ce n'est pas tous les clients qui acceptent d'emblée de faire une croix sur les hamburgers, poutines et fritures. Le défi des hôpitaux est donc autant de développer des menus santé que de convaincre les clients - principalement les employés et les visiteurs - d'y adhérer.
Plutôt que d'imposer les fibres, fruits, légumes, tofus, yaourts et autres composantes d'un menu santé du jour au lendemain, tous les hôpitaux interrogés par l'Écho ont plutôt décidé de faire les changements progressivement.
« On adhère à la "théorie des petits pas", illustre Chantal Guay, porte-parole de l'Hôpital de La Tuque. On fait cheminer notre clientèle à son rythme. La plus grosse réaction, ça a été quand on a coupé les œufs-bacon-patates rôties du menu du petit déjeuner », se souvient-elle. Aujourd'hui, on déjeune plutôt aux smoothies et mueslis avec yogourt. « On prône les bonnes habitudes de vie, alors on voulait être cohérents », commente Mme Guay.
À l'Hôpital Sainte-Croix, la transition vers un menu plus sain s'est faite tout en douceur, rapporte Guylaine Leclerc, porte-parole. « On est allé très graduellement. On n'a pas eu de manifestation d'insatisfaction par les employés, qui se montrent plutôt ouverts. On organise des activités de dégustation pour faire découvrir les nouveaux produits plus sains et si on a de bonnes réactions, on les inclut au menu. »
L'Hôtel-Dieu d'Arthabaska veut elle aussi mettre en œuvre un système de couleurs pour guider les clients vers des choix plus sains lorsqu'ils se retrouvent devant une machine distributrice.
Les changements les plus draconiens ont eu cours à l'hôpital Christ-Roi de Nicolet, mais encore là, « nous n'avons jamais eu de plainte de manière formelle », indique le porte-parole Guillaume Cliche.
Dans tous les hôpitaux de la région, les menus du jour sont élaborés en collaboration avec des nutritionnistes.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Les employeurs québécois prévoient des augmentations de 3,1 % l’an prochain
Les employeurs québécois prévoient accorder des augmentations salariales de 3,1 % en moyenne l’an prochain, selon l’enquête sur les prévisions salariales pour 2027 de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés dévoilée mardi. Il s’agit d’une quatrième année de modération après les hausses accordées durant la ...
LIRE LA SUITE
Cancer du sein: l'obésité empêcherait le corps d'éliminer les cellules dangereuses
L'obésité semble interférer avec la capacité du corps à éliminer efficacement les cellules qui risquent de se transformer en cellules cancéreuses, ce qui pourrait expliquer pourquoi l'obésité est un facteur de risque pour le cancer du sein, croient des chercheurs américains. En résumé, les auteurs de l'étude ont constaté que les ...
LIRE LA SUITE
FA: l'Institut de cardiologie de Montréal réalise une première canadienne
Un patient chez qui l'utilisation d'anticoagulants n'était pas appropriée a profité d'une intervention réalisée en grande première canadienne à l'Institut de cardiologie de Montréal, et qui a fait d'une pierre deux coups. L'intervention pratiquée par le docteur Adrian Petzl a ainsi permis de s'attaquer non seulement au problème de ...
LIRE LA SUITE