Benhabib présente sa stratégie économique
Djemila Benhabib veut miser sur les secteurs de pointe pour relancer l’économie trifluvienne.
Pour se développer, l’économie trifluvienne devra s’arrimer aux secteurs de pointe de ses institutions d’enseignement, croit Djemila Benhabib. La candidate du Parti québécois dans Trois-Rivières a présenté sa stratégie économique vendredi matin dans ses quartiers généraux de campagne.
Djemila Benhabib fait rimer économie et éducation dans sa vision du développement économique. « Il y a dans cette région des pôles universitaires importants. Il faut une meilleure synergie entre le monde académique et le monde économique. D’autant plus que la présence universitaire est un excellent atout pour le développement des ressources humaines », souligne-t-elle.
La candidate donne en exemple l’Institut de recherche sur l’hydrogène de l’Université du Québec à Trois-Rivières, la chaire de recherche sur les PME, le pôle des médecines douces, et le Centre collégial de transfert de technologie en télécommunication. « Plusieurs expertises particulières restent à faire connaître et développer », soutient cette physicienne de formation.
« Les libéraux ont manqué de vision »
Djemila Benhabib n’hésite pas à attribuer les ratées de l’économie régionale au gouvernement sortant. « À l’évidence, les libéraux ont manqué de vision et sont en panne de projets, juge-t-elle. Le secteur manufacturier continue de souffrir des pertes d’emplois, si bien que ses effectifs en Mauricie se sont réduits comme une peau de chagrin, avec une perte totale de 3600 emplois de 2007 à 2011. »
Le défi de la relance économique se bute à l’absence « de véritable culture entrepreneuriale dans la région », note aussi la candidate péquiste. « Dans cette perspective, l’information, le réseautage et une économie basée sur le savoir sont des éléments à consolider », ajoute-t-elle.
En ce qui concerne l’industrie forestière, mise à mal ces dernières années, Mme Benhabib croit qu’il faut renforcer les emplois existants. Elle ne s’est toutefois pas trop avancée, laissant à sa chef, Pauline Marois, le soin d’annoncer la stratégie de son parti, alors qu’elle sera de passage dans le secteur Grand-Mère samedi.
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