Émilie Drouin-Viau - Option nationale
Émilie Drouin-Viau
En cette campagne électorale, L’Écho vous propose un tour d’horizon de chacune des circonscriptions où le journal est distribué. Chaque semaine, nous demanderons aux candidats de se prononcer sur les cinq même questions. Après Nicolet-Bécancour voici les réponses des candidats dans Maskinongé.
L’Écho : Pourquoi faire le saut en politique ?
Émilie Drouin-Viau :« Parce que je ne suis pas satisfaite de la façon dont on est représentés au Québec. Je trouve qu’on est loin de nos élus. Souvent, c’est la plate-forme nationale des partis qui nous représente moins. Option nationale a une plate-forme qui est simple, qui est claire et qui va droit au but. C’est vraiment ça qui est venu me chercher. »
Quel bilan faîtes-vous du gouvernement sortant ?
« C’est un vieux gouvernement qui, malheureusement, a peut-être davantage sa place dans un rôle de mentorat qu’à la direction du peuple québécois. Je pense qu’il est temps qu’on renouvelle non seulement la façon dont on dirige, mais aussi ce qu’on veut diriger. Le Plan Nord, par exemple, c’est une excellente chose pour notre économie. Mais ça pourrait ralentir plusieurs autres secteurs, comme l’éolien. Présentement, le développement de l’uranium sur la Côte-Nord devrait être ralenti au profit de l’éolien qui lui, créé de l’emploi régional et est une énergie propre. »
Selon vous, à quels enjeux le prochain député de Maskinongé devra s’atteler en priorité ?
« Je dirais l’économie sociale et l’environnement. Avec les prospections de mine dans le coin de Saint-Élie-de-Caxton et les nombreux barrages hydroélectriques dans le comté, il va falloir s’assurer que tout est bien fait et que tout a été vu, avant de continuer ou même de commencer à exploiter quoi que ce soit. »
Que pensez-vous du moratoire sur la pêche à la perchaude sur le lac Saint-Pierre ?
« Je crois que c’est une excellente idée. Les moratoires sont une belle façon démocratique de demander non seulement au peuple, mais aussi aux spécialistes ce qui en est avec les différents projets. C’est bien beau de développer pour l’économie, mais il faut toujours s’assurer de savoir ce qu’on développe et quels en sont les conséquences. Lorsque les conséquences sont trop grandes, on est mieux de ralentir certaines choses au profit de la santé des gens. »
Selon vous, qu’est-ce que le gouvernement peut faire pour soutenir les agriculteurs ?
« Assurer un suivi plus serré au niveau de la relève et du recrutement. Aussi, on a des agriculteurs qui travaillent toute leur vie et qui ne sont pas assurés d’avoir un fonds de pension. Chez Option nationale, c’est un des principaux points sur lesquels on veut miser. On veut s’assurer que les agriculteurs qui remplissent notre réfrigérateur tout au long de notre vie puissent eux aussi avoir une retraite assurée. »
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