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IFFCO engage Ganotec pour évaluer les coûts de l’usine

Un aperçu de la future usine d’engrais à base d’urée d’IFFCO Canada, à Bécancour.
Photo: Archives - L'Écho de Trois-RivièresUn aperçu de la future usine d’engrais à base d’urée d’IFFCO Canada, à Bécancour.
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TROIS-RIVIÈRES - 

L’entreprise trifluvienne Ganotec sera chargée d’évaluer le coût final de l’usine d’engrais à base d’urée d’IFFCO Canada, à Bécancour. Cette nouvelle étape permettra à IFFCO de finaliser le montage financier de son projet.

Le choix d’une entreprise de la Mauricie n’est d’ailleurs pas un hasard, selon le vice-président au développement des affaires d’IFFCO Canada, Simon Pillarella.

«On a toujours dit qu’on avait la préoccupation qu’il y ait des retombées économiques locales et ça commence avec Ganotec. On pense d’ailleurs que comme ça, ça va être plus facile d’avoir des fournisseurs locaux», résume-t-il.

M. Pillarella justifie également ce choix par le fait que Ganotec est la propriété de Kiewit, une entreprise reconnue à l’étranger dans le domaine de la construction.

Commission Charbonneau: c’est du passé

Le témoignage de l’actuel président-directeur général de Ganotec, Serge Larouche, à la Commission Charbonneau, n’inquiète pas IFFCO. M. Larouche avait dévoilé, en février dernier, que l’entreprise avait versé 1,2 M $ en pots-de-vin à un représentant syndical, Gérard Cyr, entre 2000 et 2006.

«Ganotec nous a donné toute la confiance que ça ne se reproduira pas. De plus, ça s’est passé avant le rachat de l’entreprise par Kiewit, qui a des standards d’éthique très élevés», indique M. Pillarella.

Un procédé italien sera utilisé

IFFCO Canada a également annoncé que le procédé qui sera utilisé à l’usine de Bécancour sera celui développé par l’entreprise Stamicarbon B.V., une filiale du groupe italien Maire Technimont. Cette dernière se chargera d’adapter la technologie actuelle aux réalités de la future usine, notamment à l’utilisation d’hydroélectricité.

Entre 1000 et 1500 emplois seront créés pendant la construction de l’usine, qui devrait débuter cette année. Environ 250 personnes devraient y travailler lorsque l’usine sera opérationnelle, en 2017.

Le projet doit toutefois recevoir l’aval du Conseil des ministres avant de pouvoir débuter.

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