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27 juin 2019 - 11:00

Aluminerie de Bécancour

ABI présente une offre finale dans une tentative de mettre fin au conflit de travail de 18 mois

Par Salle des nouvelles

La direction de l’Aluminerie de Bécancour (ABI) a présenté hier une nouvelle offre globale dans une ultime tentative de mettre fin au conflit de travail qui perdure depuis 18 mois, et ainsi ramener les employés au travail. 

L’aluminerie, qui est une propriété d’Alcoa (74,95 %) et de Rio Tinto Alcan Inc. (25,05 %), opère à capacité réduite depuis le 11 janvier 2018 à la suite du rejet d’une proposition de contrat de travail pour les employés syndiqués. Les représentants d’ABI se sont exprimés lors d’une conférence de presse hier, affirmant que la dernière offre inclut les ajustements clés pour mettre fin au conflit de travail. 

Si elle est approuvée, l’offre accorde un financement plus important pour le régime de retraite, une réduction du recours à la sous-traitance et plus d’heures rémunérées pour les affaires syndicales que dans la dernière offre rejetée en mars. La proposition comprend également un plan afin de rappeler tous les employés au travail plus rapidement, tout en accordant certains avantages à ceux étant sur la liste de rappel. En plus de ces changements, l’offre permettra à tous les employés en lockout de retourner au travail avec des augmentations de salaire annuelles totalisant 15,3 % sur la durée du contrat de six ans. 

« Ces changements sont mis de l’avant dans l’espoir que cette nouvelle offre soit ratifiée par les membres du syndicat », a affirmé Nicole Coutu, présidente et directrice générale à ABI. « Nous connaissons l’importance de l’usine pour l’économie locale, donc nous souhaitons une résolution qui permettra à ABI de subsister et de réussir dans l’avenir. » 

L’arrêt de travail s’éternise depuis 18 mois, et ABI a tenté des négociations directes, de nombreuses séances de médiation, et d’autres méthodes afin de mettre en place des changements raisonnables et fondamentaux nécessaires au succès à long terme d’ABI. Si cette offre finale est refusée, ABI devra prendre la difficile décision de fermer les cuves restantes. 

Les cadres d’ABI opèrent une demi-série de cuves, travaillant avec diligence et détermination pour ramener la stabilité à l’aluminerie et s’assurer qu’elle soit prête à redémarrer dans l’éventualité d’une nouvelle convention collective. ABI ne peut continuer indéfiniment à opérer de cette manière en toute sécurité, et ceci est une ultime tentative de parvenir à une entente. 

« Nous sommes à la croisée des chemins dans le processus. Nous souhaitons régler le conflit au bénéfice de toutes les parties, travailler ensemble au redémarrage de l’aluminerie et ramener tout le monde au travail », a indiqué Jean-François Cyr, président d’Alcoa Canada. 

Cette nouvelle offre, qui expire le 5 juillet 2019, prévoit des salaires et des avantages sociaux très concurrentiels, tout en assurant que l’usine puisse favorablement compétitionner dans un marché global et rattraper le retard qu’elle accuse par rapport à l’industrie. 

« Nous partageons tous le même objectif qui est de redémarrer l’usine et assurer sa compétitivité à long terme », a ajouté Gervais Jacques, directeur exécutif, opérations – Atlantique, Rio Tinto Aluminium. « Mais cela exige que tous fassent leur part pour mettre fin au conflit. C’est ce que l’offre d’aujourd’hui propose de faire. » 

 

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