Ottawa doit diversifier ses échanges commerciaux au-delà des États-Unis, dit Freeland
OTTAWA — L'ancienne vice-première ministre Chrystia Freeland estime qu'il est important, pour des raisons de sécurité nationale, que le Canada fasse tout ce qui est en son pouvoir pour diversifier ses échanges commerciaux au-delà des États-Unis.
Lors d’une discussion organisée jeudi au Council on Foreign Relations à New York, Mme Freeland a déclaré qu’il était dangereux d’approfondir ou de maintenir des relations économiques étroites avec un partenaire qui «affirme ouvertement vouloir vous annexer».
Le président américain Donald Trump a évoqué à plusieurs reprises l’idée de faire du Canada le 51e État américain et, bien qu’il ait exclu le recours à la force militaire pour annexer le pays en janvier 2025, il a laissé entendre qu’il envisagerait d’utiliser la «force économique».
Même si les États-Unis avaient un président favorable au libre-échange avec le Canada, Mme Freeland estime que dépendre d’un seul partenaire n’est «pas une très bonne idée».
Chrystia Freeland a fait paraître cette semaine son nouveau livre «Unreliable Boyfriend»; il s’agit à la fois d’une analyse internationale sur l’évolution du rôle des États-Unis et d’un récit autobiographique politique.
Son titre fait référence à une remarque qu’elle a faite en février dans un talk-show américain, lorsqu’elle a déclaré que les États-Unis n’étaient «pas un petit ami très fiable en ce moment».
Catherine Morrison, La Presse Canadienne

