Joly met en garde le propriétaire de Stelco contre une éventuelle vente forcée
TORONTO — La ministre de l’Industrie, Mélanie Joly, affirme que le propriétaire américain de Stelco doit respecter les engagements en matière d’emploi qu’il a pris lors du rachat de ce sidérurgiste ontarien, sous peine d’être contraint de céder ses actifs canadiens.
Dans un discours prononcé vendredi au Canadian Club de Toronto, elle évoque également la possibilité que le gouvernement fédéral prenne des participations dans des secteurs stratégiques.
Mais Mme Joly s’abstient de déclarer explicitement qu’Ottawa est prêt à prendre une participation dans Stelco.
La ministre pointe du doigt Cleveland-Cliffs, propriétaire de Stelco, accusant l’entreprise américaine de soutenir les droits de douane américains qui nuisent à ses propres activités au Canada.
Stelco a annoncé le 28 septembre son intention de licencier jusqu’à 500 salariés sur ses sites de Hamilton et du lac Érié, invoquant la crise commerciale actuelle, la faiblesse de la demande et la pression persistante des importations.
L’usine de Hamilton de Stelco produit de l’acier laminé à froid et galvanisé. L’entreprise a déclaré qu’elle mettrait les deux sites à l’arrêt pour une durée indéterminée.
– Avec des informations de Tara Deschamps à Toronto
La Presse Canadienne

