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10 septembre 2021 - 09:29

Simple féminin

Leylah Fernandez en finale des internationaux de tennis des États-Unis

Par La Presse Canadienne

L’époustouflant parcours de la Québécoise Leylah Fernandez lors des deux dernières semaines s’est poursuivi jeudi soir alors qu’elle a mérité son billet pour la finale du simple féminin des Internationaux de tennis des États−Unis grâce à une victoire de 7−6 (3), 4−6, 6−4 face à la Biélorusse Aryna Sabalenka. 

Après avoir vaincu, tour à tour, trois des meilleures joueuses au monde en Naomi Osaka, Angelique Kerber et Elina Svitolina, Fernandez a réservé le même sort à la numéro deux mondiale. 

Elle y est arrivée en effaçant d’abord un recul de 1−4 au premier set pour éventuellement forcer un bris d’égalité. Lors de ce bris décisif, elle s’est retrouvée face à un déficit de 0−2 avant de gagner sept des huit points suivants. 

Après avoir concédé le deuxième set, Fernandez a continué de batailler et ses efforts ont porté fruit lorsqu’elle a gagné huit des neuf derniers points du match, dont les quatre derniers, consécutivement, au service de Sabalenka. 

Lorsqu’elle a vu le coup droit de sa rivale survoler la ligne de fond sur le point décisif, après 2h20 minutes d’action soutenue, Fernandez s’est doucement laissé tomber au sol, a secoué les poings près de son torse et a souri avant de recevoir les félicitations de sa rivale près du filet.

Arrivée au tournoi au 73e rang au classement de la WTA, Fernandez est au moins assurée de se hisser jusqu’au 27e échelon en vertu de sa présence en finale.

Interviewée par l’ancienne joueuse Pam Shriver sur le court après le match, Fernandez ne pouvait expliquer comment elle avait réussi à triompher, mais elle a su qui remercier. 

«Je n’en ai aucune idée», a−t−elle d’abord déclaré en ricanant lorsque Shriver lui a demandé comment elle avait pu faire pour arracher cette autre spectaculaire victoire. 

«Je dis merci à la foule de New York. Elle m’a aidée aujourd’hui, elle m’a applaudie, elle n’a jamais abandonné. Merci à vous, j’ai été capable de gagner», a−t−elle ajouté. 

Cette victoire de Fernandez lui a permis une fois plus d’afficher une remarquable force de caractère. Une force de caractère qui a mené à des gestes de découragement et de frustration chez ses rivales lors de certains de ses matchs. 

On l’a vu chez Osaka en troisième ronde et chez Sabalenka jeudi. Après le cinquième jeu du deuxième set, à l’issue duquel Fernandez avait transformé un déficit de 0−2 en une avance de 3−2, la Biélorusse a violemment frappé sa raquette sur le sol, lors de la pause entre le changement de côtés. 

«Ce sont des années, et des années et des années de travail acharné, de larmes, de sang. Tout. Sur le court et à l’extérieur. Des sacrifices», a expliqué Fernandez, en réponse à une autre question de Shriver. 

«Vous savez, je voulais seulement atteindre la finale. Je le voulais vraiment et je me suis battue pour chaque point. Aryna s’est battue pour la même chose. Je ne sais pas comment j’ai obtenu le dernier point, mais je suis heureuse (de l’avoir obtenu) et je suis heureuse d’être en finale.» 

Fernandez, qui a célébré son 19e anniversaire de naissance lundi, est la troisième joueuse issue du Canada à atteindre la finale du simple féminin d’un tournoi du Grand Chelem, après Eugenie Bouchard, en 2014 à Wimbledon, et Bianca Andreescu, en 2019 à Flushing Meadows. 

Bouchard avait perdu en deux sets contre la Tchèque Petra Kvitova tandis que Andreescu avait vaincu Serena Williams, également en deux sets, dans le stade Arthur−Ashe. 

Dans ce même stade, samedi, Fernandez affrontera la Britannique Emma Raducanu, une adolescente âgée de 18 ans.

Raducanu a elle aussi continué son parcours de rêve en éliminant la Grecque Maria Sakkari (no 17) en deux manches de 6−1, 6−4.

Raducanu, qui n’a toujours pas perdu un set à Flushing Meadows, est devenue la première qualifiée de l’histoire à atteindre la finale d’un tournoi du Grand Chelem et la première Britannique depuis Virginia Wade, en 1968, à passer en finale des Internationaux des États−Unis.

Pour une première fois depuis 1999, deux adolescentes s’affronteront en finale à New York. À l’époque, Serena Williams avait eu raison de Martina Hingis. C’est également la première fois de l’ère moderne que deux joueuses qui ne sont pas une tête de série croiseront le fer pour le titre.

Départ explosif 

Sabalenka a connu un début de match spectaculaire. Après seulement huit minutes d’action, et grâce à un bris dès le deuxième jeu de l’affrontement, la Biélorusse menait déjà 3−0. 

Lors de cette séquence, Sabalenka a réussi les neuf premières balles qu’elle a tentées à son service, a inscrit neuf coups gagnants et n’a concédé à Fernandez que deux points. 

Graduellement, la jeune Québécoise a retrouvé sa touche de ses duels précédents et s’est replacée dans le match. Fernandez s’est d’abord inscrite au tableau en gagnant son service au quatrième jeu et est revenue à service égal lors du septième, grâce à son premier bris de la soirée, aidée par deux doubles fautes de Sabalenka. 

Fernandez a ensuite sauvé des balles de bris lors des huitième et 12e jeux et couronné sa remontée en gagnant un cinquième bris d’égalité en autant de tentatives depuis le début du tournoi lorsque Sabalenka a retourné un service de Fernandez dans le filet. 

Sabalenka a réagi en brisant le service de Fernandez dès le jeu initial de la deuxième manche, sans concéder un seul point, et a consolidé ce bris avec aisance lors du jeu suivant. 

Fernandez est revenue à égalité avec un bris lors du quatrième jeu, mais un revers trop long lui a coûté un bris de service crucial au neuvième jeu, grâce auquel Sabalenka reprenait l’avantage, 5−4. 

La Biélorusse a gagné les quatre points suivants à son service pour forcer la tenue d’un set décisif qui s’est avéré fort en rebondissements et qui allait tourner à l’avantage de Fernandez. 

 

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