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5 août 2020 - 06:00

Natation

Retour d'une deuxième pause forcée pour la nageuse trifluvienne Mary-Sophie Harvey

Par Salle des nouvelles

Mary-Sophie Harvey anticipait le moment où elle retournerait dans la piscine après le confinement. Après tout, cela lui avait pris un an avant de retrouver sa forme complète à la suite d’une blessure en 2018.

« Penser à ça sur un laps de trois mois, c’est sûr que ça me trottait un peu dans la tête, dit la nageuse de 20 ans. Je me disais, oh mon Dieu qu’est-ce qui va se passer ? Qu’est-ce que ça va donner quand ça va recommencer ? Ça va prendre combien de temps ? J’avais hâte de recommencer, mais j’étais aussi un peu anxieuse. »

Finalement, elle a été libérée d’un gros stress lorsque les premiers entraînements se sont déroulés avec succès il y a environ un mois au Complexe sportif Claude-Robillard à Montréal. Son constat et celui de ses entraîneurs ne se sont pas fait attendre : « Ça va bien ! »

« Je pense que le fait d’avoir été blessée pendant trois mois a aidé à tout mettre en perspective quand je suis revenue à l’entraînement, explique-t-elle. Pendant le confinement, je savais comment j’allais me sentir, quoi ne pas faire pour ne pas tomber dans un pattern négatif. »

Après les Jeux du Commonwealth en 2018, une blessure aux épaules l’avait contrainte non seulement à rester à l’écart de la compétition pour six mois, mais aussi à éviter la piscine durant la moitié de cette période.

Cette fois-ci, elle était au moins libre de faire de la course à pied, même si ce n’était pas « la même affaire ». Le défi à relever était bien davantage du côté mental que physique. Le contact à distance avec son équipe l’a grandement aidé.

Un été sans grands Jeux

Après son retour de blessure, les succès s’étaient enchaînés : victoire aux essais canadiens en 2019, médailles aux Jeux panaméricains. Les Jeux olympiques devaient être la prochaine grande étape pour l’athlète native de Trois-Rivières. Mais Mary-Sophie Harvey a plutôt passé le mois de juillet à Montréal, alors qu’elle aurait pu être à Tokyo.

« Le confinement a commencé quelques semaines à peine avant nos essais. On revenait d’un camp d’entraînement. Entre guillemets, je me doutais que je pourrais faire l’équipe après la préparation. En dedans de moi, j’étais prête. Avec tout ce qui s’est passé, ç’a été un peu chamboulé. Même si ç’a été difficile, je me dis que c’est une année de plus pour s’entraîner. Tout l’entraînement, toutes les heures qu’on a mises, n’est pas perdu. »

Les entraînements en piscine sont présentement moins fréquents. Les disponibilités sont réduites et les athlètes ont dû diminuer leur temps d’entraînement dans l’eau de moitié par rapport à ce qui se faisait avant le confinement.

« Juste le fait de recommencer, même si c’est juste cinq fois par semaine, ç’a vraiment aidé pour la motivation et je pense qu’on en avait besoin », explique celle qui a l’œil sur les essais olympiques canadiens prévus en avril 2021. « Il faut garder la tête basse et garder les objectifs en vue. Mais c’est sûr que j’ai vraiment hâte de retrouver un peu la normalité. »

En attendant, elle a l’espoir qu’une compétition internationale organisée par l’International Swimming League ait lieu avant la fin de l’année. On ne sait toutefois pas où les nageurs de ce circuit, qui viennent de partout dans le monde, pourraient se réunir.

Harvey était de la formation européenne Energy Standard lors de la première saison l’hiver dernier. Pour elle, cela avait été une preuve qu’elle avait toujours une place sur la scène internationale. Maintenant, la perspective d’une nouvelle compétition est ce qui la garde motivée.

 

Source: Mathieu Dauphinais

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