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Médailles et reconnaissance

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25 juin 2014
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Par Joany Dufresne

À 21 ans, il est difficile pour Anthony Gadoury de faire son nom dans le marché des écoles de karaté à Trois-Rivières. Si son âge peut éloigner des clients, ses performances en attirent d’autres. Pour une septième fois en autant de participation, il a remporté les championnats canadiens de la World Karate Union (WKU), le 14 juin dernier.

Lorsqu’on est jeune et qu’on démarre une école de karaté, il peut être difficile d’obtenir de la reconnaissance des personnes plus âgées. Anthony Gadoury s’en est rapidement aperçu lorsqu’il a fondé le Centre Yosanryu, il y a près de deux ans. Il était alors âgé de 19 ans.

«J’ai fait une porte ouverte pour amasser plus d’inscriptions à l’ouverture. La moitié des clients ont viré de bord sans même m’avoir demandé mon nom. Je suis dans les prix, donc je suppose que c’était dû à mon âge», mentionne Gadoury.

Avec le temps et le bouche-à-oreille, le jeune homme s’est bâti une base solide et fidèle de clients, mais il doit continuellement prouvé qu’il est parmi les meilleurs dans la région. Pour ce faire, l’adepte de karaté participe à de nombreuses compétitions. Bien que ce soit pour le plaisir, Gadoury continue de se démarquer sur la scène nationale. Il a remporté les championnats canadiens de la WKU en pointfighting chez les 60 kg et moins dernièrement et il a terminé premier au plus gros tournoi de karaté au pays, le Québec Open.

«Je n’ai pas d’objectif de performance, je le fais seulement pour l’école, dit-il. Pour démontrer aux gens que je suis encore dans la <I>game<I>. Je pense que ça peut inciter des gens à inscrire leurs enfants à mon école. Tu peux avoir beaucoup d’expérience en tant que professeur, mais je pense que c’est meilleur pour les jeunes d’apprendre de quelqu’un qui a de l’expérience sur le terrain, en compétition.»

L’avenir d’un maître en karaté

Anthony Gadoury a débuté le karaté il y a dix ans. Ses efforts l’ont mené plus d’une fois aux championnats du monde, compétition qu’il a gagnée à deux reprises. Aujourd’hui, le jeune homme pourrait encore participer à ce tournoi international, mais il n’en a plus le désir.

«Quand tu as l’argent pour participer aux championnats du monde, ça fait un beau voyage, mais il n’y a plus rien après. Il n’y a pas de Jeux olympiques en karaté. Quand tu veux continuer en karaté, il faut absolument que tu enseignes. C’est rendu ça mon trip maintenant», explique le propriétaire du Centre Yosanryu.

Gadoury est confiant qu’avec le temps son école deviendra plus connue. Et puis, un jour, il n’aura plus à s’inquiéter avec son âge.

 

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