Société

Amphithéâtre cherche gestionnaire

Nicolas Ducharme
TROIS-RIVIÈRES - 

La Ville de Trois-Rivières a lancé, mercredi, l’appel d’offres pour la gestion de l’amphithéâtre de Trois-Rivières sur Saint-Laurent. Déjà, deux gros joueurs de l’industrie québécoise du spectacle se sont montrés intéressés, Québecor et Evenko.

 

L’appel de propositions devrait se conclure en mars, au terme duquel, il sera possible de savoir quel groupe prendra les rênes de l’établissement. Celui-ci aura la tâche de mettre en œuvre le volet artistique qui y sera présenté, en plus de s’occuper de la maintenance de l’endroit.

« Le plan de match est de s’associer avec de grands noms du domaine, à qui nous pourrons donner la gestion totale de l’amphithéâtre. Nous ne sommes pas des experts en spectacle. Ce sera le même principe qu’à Laval (Place Bell) et Québec (où Québecor a obtenu la gestion du nouveau Colisée). Ils devront assurer les opérations régulières et organiser des spectacles, avec un pourcentage des profits qui reviendront à la Ville », a expliqué le maire Yves Lévesque.

C’est l’ancien directeur général de la municipalité, Michel Byette, qui supervisera le processus d’appel d’offres. Un choix parfait selon M. Lévesque, puisque celui-ci connaît bien le dossier ainsi que le monde municipal.

Outre Québecor et Evenko, deux autres firmes canadiennes ont aussi démontré de l’intérêt, dont Agency Group Limited.

M. Lévesque s’attend d’ailleurs à ce que la lutte soit sans merci entre les deux géants québécois. « Pour un promoteur, il y a un intérêt incroyable à prendre le marché de Trois-Rivières. Quand on voit que Québecor a pris le marché de Québec, quand on voit la chicane qui se passe à Laval, on peut constater que c’est vraiment agressif parce qu’il y a un potentiel incroyable pour ces entreprises. Il y a de l’argent à faire et on voit une guerre pour s’approprier les grands marchés », a observé le premier magistrat.

La fin de la corporation

L’arrivée d’un gestionnaire pourrait signifier la fin de la Corporation de l’amphithéâtre. Elle n’aurait plus sa raison d’être, puisque le nouveau gestionnaire se chargerait de cette besogne.

« Nous avons créé cette corporation parce que nous ne savions pas s’il y aurait des gens intéressés. C’est certain que s’il n’y en a pas, nous allons opérer l’amphithéâtre comme nous le faisons avec la salle J.-A.-Thompson. Mais l’option A, c’est d’avoir un promoteur d’expérience reconnu. »

Le nom ne sera pas vendu

Par ailleurs, le maire Lévesque a affirmé avoir reçu des offres de compagnies québécoises qui désiraient apposer leur nom sur l’amphithéâtre. Pour lui, l’option de permettre au futur gestionnaire de baptiser à sa guise la salle de spectacle s’avère plus intéressante.

« Il y avait un gros nom qui était prêt à donner plus de 1 million $ pour apposer son nom sur l’amphithéâtre. C’est lui qui m’a appelé, et non pas le contraire. C’est flatteur de voir qu’un commanditaire veut s’associer avec nous, mais ce que nous voulons, c’est attirer des joueurs majeurs de l’industrie du spectacle afin de se démarquer, ce que nous pourrons faire grâce à cette entente qui sera annoncée en mars », a-t-il espéré.

L’ouverture de l’amphithéâtre de Trois-Rivières sur Saint-Laurent est prévue pour le mois d’août 2014, mais connaît un retard de quatre semaines. Le nouveau gestionnaire de l’endroit pourrait faire pression sur la Ville afin d’accélérer certains travaux de façon à effectuer l’ouverture plus rapidement. Les coûts qui s’y rattacheraient seraient alors étudiés par les instances municipales afin de décider si une telle option est à l’avantage du contribuable.