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28 août 2021 - 12:00

Station de traitement de l’eau du Lac-à-la-Pêche

« Une eau d’excellente qualité, malgré les défis de mise en route »

Par Catherine Deveault

La Ville de Shawinigan informe les citoyens qu’après plusieurs mois de rodage, la Station de traitement de l’eau du Lac-à-la-Pêche ne livre toujours pas les performances attendues. Toutefois, les problèmes rencontrés n’affectent en rien la capacité de la Ville à fournir une eau potable d’excellente qualité aux citoyens.

« La Ville continue d’offrir une eau potable d’excellente qualité aux citoyens. Nous avons la capacité d’alimenter les 18 000 logements sur le réseau de la Station de traitement du Lac-à-la-Pêche », fait savoir le maire de Shawinigan, Michel Angers.

Par ailleurs, il faut rappeler qu’en raison de l’augmentation, cet été, de la consommation d’eau potable à un niveau élevé, la Ville a demandé aux citoyens de participer à l’économie d’eau potable, notamment en évitant l’arrosage des pelouses.

« Les restrictions d’arrosage ont aussi comme objectif de préserver les réserves d’eau potable de la Ville, en raison du temps particulièrement chaud et sec qui sévit présentement », mentionne le maire de Shawinigan, Michel Angers.

Variation de la performance du système

Selon les experts, la mise en service d’une station de traitement par système membranaire est un processus complexe qui demande plusieurs ajustements. L’eau brute est traitée par des filtres membranaires pour enlever les particules de l’eau avant son passage vers la chloration et la distribution aux citoyens.

Les défis d’ajustement des équipements de traitement d’eau de la Station du Lac-à-la-Pêche se situent notamment au niveau des membranes. « Elles se colmatent plus rapidement que prévu, ce qui fait qu’on doit les laver plus souvent », explique la directrice du Service de l’ingénierie, Sophie Lethiecq-Boisvert.

Cela a un impact sur les coûts, la main-d’œuvre et sur les eaux résiduaires. La méthode de gestion des eaux résiduaires et leur traitement, dont l’exutoire est le ruisseau à proximité de l’usine, ainsi que la filière de traitement ont tous été approuvés par le ministère de l’Environnement. Toutefois, suite aux lavages plus fréquents, une accumulation importante de sédiments dans le ruisseau à proximité de la station a été observée. La Ville est d’ailleurs en processus pour l’enlèvement des sédiments du ruisseau.

Rappel

Rappelons que la Ville a procédé à la construction de la station de traitement afin de se conformer aux exigences du Règlement sur la qualité de l’eau potable (RQEP) et que le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) qualifiait les technologies que pouvaient utiliser la Ville. Un appel d’offres pour le choix du système de traitement ainsi que pour le choix de l’entrepreneur général a été effectué. La soumission du système membranaire a été la plus basse.

« Comme la règle du plus bas soumissionnaire prévue par le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) s’applique, nous n’avons pas eu le choix de prendre le système de filtration membranaire, avec toutes les complications qu’on connaît aujourd’hui. On vit actuellement avec la situation et le défi est d’être capable de redresser la situation pour revenir à la normale », indique le maire.

Cela dit, on se rappellera que la Ville aurait pu prélever l’eau de la rivière Saint-Maurice et que les mêmes technologies de traitement auraient été utilisées à beaucoup plus grands frais. « Je suis encore convaincu que nous avons eu raison, en 2010, de nous battre pour continuer à puiser notre eau potable des lacs à la Pêche et des Piles plutôt que de la rivière Saint-Maurice », continue le maire. « Pour les citoyens, cela représente une économie énorme puisqu’on est passé d’un projet d’environ 120 – 130 M$ à un projet de l’ordre de 64 M$. On se rappelle que le projet était assorti d’une enveloppe fermée de 57 M$. C’est donc plus de 63 M$ que la population de Shawinigan a économisés. »

La Ville travaille présentement avec plusieurs professionnels pour faire en sorte que la Station fournisse les performances attendues. Le MELCC et le MAMH sont informés des actions entreprises et suivent de près la situation.

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