Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Infestation de larves de hanneton

durée 15h11
24 mai 2012
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Guillaume Jacob
TROIS-RIVIÈRES - 

Ce printemps, les larves de hannetons seraient plus nombreuses et plus voraces que par les années passées, endommageant les pelouses privées et publiques.

Elles sont appelées communément « vers blancs » et n’ont rien de ragoûtant. Les larves de hanneton (aussi appelé barbeau) mesurent jusqu’à 4 cm vers la fin de leur cycle larvaire, et se nourrissent des racines de gazon, ce qui les rend plutôt indésirables.

Maintenant que les pelouses ont verdi, l’apparition de parcelles jaunies trahit la présence de ces larves, plus nombreuses qu’à l’habitude, confirme Yvan Toutant, porte-parole de la Ville de Trois-Rivières.

« C’est un problème qui s’amplifie depuis quelques années, peut-être à cause des hivers plus doux qui permettent à plus de larves de survivre. »

Il faut savoir que les femelles hannetons pondent leurs œufs principalement en juin. Un mois plus tard, les larves éclosent et commencent à s’alimenter. L’automne venu, le temps froid les pousse à s’enfoncer plus profondément dans le sol pour hiberner. L’été suivant, les larves ayant survécu passent une nouvelle saison dans le sol, et c’est à ce moment qu’elles sont le plus voraces. Ce n’est qu’à la troisième année que les larves formeront leur cocon pour se transformer en barbeau. Conclusion : il peut y avoir plusieurs générations de larves sous votre pelouse.

En plus de manger le gazon par la racine, les larves constituent un met prisé des marmottes, des ratons laveurs et des moufettes, qui peuvent faire encore plus de ravage en fouillant le sol à la recherche de ces bestioles. Certaines espèces d’oiseaux comme les étourneaux et les carouges sont aussi friands de ces larves tout en étant moins destructeurs. S’en faire des alliés en installant des cabanes et des nichoirs peut donc être un moyen de contenir l’invasion de larves.

La Ville se creuse la tête

Certains parcs Trois-Rivières étant touchés assez sévèrement, la Ville est à la recherche de solution plus draconienne, explique M. Toutant. L’an dernier, la coordination des parcs et espaces verts a installé 34 pièges dans différents secteurs de la ville pour mesurer le phénomène. Les techniciens ont pu récolter quelque 50 000 larves.

« Depuis trois ans, leur nombre augmente d’année en année, indique le porte-parole. Mais on ne peut pas utiliser n’importe quels pesticides, en vertu du Code de gestion des pesticides (promulgué par le gouvernement du Québec en 2003). On est donc à la recherche d’autres types de produits naturels qui pourraient être efficaces, on regarde ce qui se fait dans les autres villes. »

La Ville a aussi maille à partir avec la pyrale des prés, une chenille qui devient un petit papillon blanc-crème très commun.

Traitement biologique

Un traitement biologique existe pour contrer les larves de hanneton. Il s’agit des nématodes, des micro-organismes qui sont fatals aux « vers blancs » mais inoffensifs pour les plantes, les animaux et les humains.

Stéphane Brisson, du Jardin du coin, recommande ce traitement à ses clients. Il s’effectue par simple arrosage. M. Brisson souligne aussi que les lumières dans les jardins attirent les hannetons, qui sont des bestioles nocturnes. Éteindre les veilleuses extérieures peut donc éviter que les femelles hannetons préfèrent votre jardin pour pondre leurs œufs.

Prévention

Selon le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, la prévention demeure le meilleur moyen de se prémunir contre la larve de hanneton :

- Une pelouse aux racines profondes sera plus résistante. Pour aider le prolongement des racines, il est recommandé d’allonger les périodes entre les arrosages, mais d’arroser plutôt abondamment lorsque requis.

- Une pelouse faite d’espèces variées (incluant le trèfle, par exemple), adaptée pour les différents types de sols et les niveaux d’ensoleillement, sera plus résistante.

- Un gazon plus long sera plus résistant. Ainsi, il est préférable de ne pas le couper trop court.

- L’aération du sol aide à la décomposition du chaume.

 

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 8h00

Début du traitement pour le contrôle des insectes piqueurs

La Ville de Shawinigan informe les citoyennes et les citoyens que la firme responsable du Programme de contrôle des insectes piqueurs débute ses activités dans les prochains jours. Les équipes de GDG Environnement seront sur le terrain pour les prochaines semaines afin de faire l’épandage de larvicide. Les opérations évolueront en fonction des ...

Publié hier à 12h00

Un rapport préconise de limiter l'utilisation des agents conversationnels d'IA

Un nouveau rapport axé sur le point de vue des jeunes indique que le gouvernement devrait obliger les entreprises spécialisées dans l'IA à prendre des mesures pour limiter les aspects addictifs de leurs agents conversationnels. Il s'agit de l'une des nombreuses recommandations formulées par des jeunes âgés de 17 à 23 ans qui ont participé à des ...

Publié hier à 11h00

Une ferme bio pionnière de la Mauricie lance un appel à la solidarité

La Ferme Le Crépuscule, ferme biologique pionnière de la Mauricie active depuis plus de 30 ans, lance une campagne de sociofinancement pour assurer sa survie face à une pression financière devenue intenable. Depuis le début des années 1990, Jean-Pierre Clavet bâtit avec conviction une ferme diversifiée qui mise sur une agriculture biologique ...