Publicité
3 juin 2015 - 09:43

OPINION | Le président de l'AQRP commente l'entente entre le MSSS et les médecins

L’annonce de l’entente qualifiée d’historique entre les médecins omnipraticiens et le gouvernement ne pouvait pas mieux tomber : 48 heures plus tard, la Vérificatrice générale du Québec (VG) recommandait un traitement-choc dans la gestion des groupes de médecine familiale (GMF).

Avant même d’avoir à justifier d’importantes lacunes révélées par la VG, les principaux porte-étendards prenaient les devants pour rassurer la population québécoise sur le sérieux de la démarche d’ajustement et de déploiement des GMF qui s’amorcera dans les régions du Québec d’ici 2017.

A priori, cette entente annonce sans aucun doute des lendemains meilleurs en contraignant les médecins à améliorer leur pratique, en rationalisant les cibles d’inscription de patients et en garantissant que les patients jugés plus vulnérables, dont font partie les aînés en perte d’autonomie, seront vus et traités dans un délai de 30 jours.

Pour illustrer l’ampleur de ce défi, la VG souligne qu’à l’heure actuelle les personnes inscrites à un guichet d’accès et ayant besoin d’une prise en charge médicale immédiate (moins de 30 jours) attendent en moyenne 13 mois, et parfois même jusqu’à 45 mois. La côte sera abrupte et éreintante. Aurons-nous les moyens de nos ambitions?

Rappelons que l’inscription à un guichet n’offre en principe aucune garantie d’accès aux soins en temps opportun. En ce sens, le rapport de la VG arrive à point, car au-delà des grandes annonces, il nous ramène au ras des pâquerettes en servant un sérieux avertissement : si les autorités régionales en santé et la structure gouvernementale qui les chapeaute ne sont pas plus transparentes, équitables et adaptées aux besoins réels de la population, la tension sera au comble dans le réseau et le patient, plein d’espoirs, pourrait avoir à déchanter rapidement.

Pour l’instant, laissons la chance aux coureurs, mais avec toutes les réserves que cela comporte. Entretemps, il sera intéressant de connaître rapidement le point de vue des autres professionnels de la santé en regard de cette entente décrite comme historique, car, malheureusement et encore une fois, ils ont été confinés à l’arrière-scène.

Donald Tremblay, président de l’Association québécoise des retraités(e)s des secteurs public et parapublic

Publicité

Commentez cet article

Un ou plusieurs champs sont manquants ou invalides:





L'Écho de Trois-Rivières se réserve le droit de ne pas publier ou de retirer les propos diffamatoires, obscènes, ainsi que les commentaires discriminatoires, tout comme ceux incitant à la haine ou la violence. De plus, l'écriture phonétique et les messages écrits en lettres majuscules ne seront pas acceptés.

Vous souhaitez commenter cet article ? Faites-le de façon intelligente. Quoique certains internautes se croient à l’abri en publiant des commentaires et en nous donnant de faux courriels, il est très facile de les retracer. En cas de plainte pour diffamation ou menaces, L'Écho de Trois-Rivières collaborera avec les autorités en leur remettant les informations desdites personnes.