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13 octobre 2017 - 11:52

« La Mauricie encore larguée par les libéraux », dénonce la porte-parole de l’opposition officielle pour la Mauricie, Véronique Hivon

Par Salle des nouvelles

« Encore une fois, le gouvernement libéral démontre le peu d’écoute et de considération qu’il a à l’égard des régions du Québec : quatre des six nouveaux visages au sein du conseil des ministres proviennent de Montréal », déplore la députée de Joliette et porte-parole de l’opposition officielle pour la Mauricie, Véronique Hivon, dans la foulée du remaniement opéré cette semaine par le premier ministre Couillard.
 
« Cette opération est un véritable écran de fumée : 92 % du budget du gouvernement demeure entre les mêmes mains. Les acteurs principaux restent bien installés dans leur siège. Alors pour le changement et le nouvel élan, on repassera! », de souligner Véronique Hivon. Les portefeuilles de la Santé, des Finances et de la Justice, notamment, conservent en effet les mêmes titulaires. « L’austérité libérale se poursuivra, les réformes Barrette ne seront pas corrigées et le système de justice va continuer de sombrer; c’est consternant », s’est-elle indignée, ajoutant que seulement 20% du budget de l’État est sous la responsabilité de ministres femmes.
 
Pour la députée péquiste, il n’y a strictement rien dans ce remaniement pour les patients, les familles, les régions, ni pour les aînés du Québec. « Ce n’est pas avec ce changement cosmétique, à un an des élections, que les libéraux vont faire oublier tout le tort qu’ils ont causé au Québec. Les coupes en éducation, dans les soins à domicile, le chambardement dans le système de santé qui n’a strictement rien donné, les familles qui sont complètement étouffées, les plus vulnérables qui sont laissés pour compte, et les régions qui sont abandonnées : non, les gens ne vont pas l’oublier », a poursuivi la députée péquiste.
 
« Dans son discours de remaniement, le premier ministre a parlé de l’importance de la vitalité de nos régions. À ce sujet, nous avons beaucoup de difficulté à le croire puisque, concrètement, Philippe Couillard dirige un gouvernement centralisateur à outrance qui a sabré de façon éhontée dans le développement économique régional. On pense entre autres à l’abolition des CRÉ, à la diminution des budgets des CLD, ou encore à la centralisation excessive opérée dans le système de santé », a exposé Véronique Hivon.
 
Elle pointe en outre du doigt l’état lamentable du réseau de la santé et des services sociaux en Mauricie, avec les urgences qui débordent, et des taux d’occupation qui frôlent les 140%, à l’heure actuelle. « Et il y a toujours l’incertitude qui plane autour de l’avenir du Centre Cloutier-Du Rivage. C’est encore l’accès aux soins pour la population qui est compromis », se désole-t-elle. 
 
« Un gouvernement du Parti Québécois renverserait cette centralisation abusive en remettant les régions et les gens au cœur des décisions qui les concernent. Les fonds de développement régional seraient gérés non pas par Québec, mais bien par les localités elles-mêmes, car elles sont les mieux placées pour juger des bonnes décisions à prendre pour assurer leur développement. Dès que nous serons au pouvoir, en plus de redonner aux régions les sommes qui leur ont été enlevées par l’actuel gouvernement, nous mettrons un cran d’arrêt à toute démarche de centralisation mise en œuvre par les libéraux », insiste Véronique Hivon.
 
« Le gouvernement libéral a beau procéder à un jeu de chaises musicales pour faire croire à un renouveau, le véritable changement, c’est celui qu’apportera le gouvernement du Parti Québécois à l’automne 2018 », a-t-elle conclu.

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