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16 août 2017 - 08:28 | Mis à jour : 7 septembre 2017 - 08:11

Nous ferons-nous passer un tuyau englué?

Par une demande d’accès à l’information, un citoyen peut réussir à avoir certaines informations de la part de leur institution publique. La condition en est, bien sûr, que nos fonctionnaires et hauts placés laissent des traces écrites de leurs actions et décisions.

En utilisant cette demande d’accès, j’apprends que la ville de Trois-Rivières, en l’occurrence le maire Yves Lévesque, a eu des rencontres avec des dirigeants de la compagnie pétrolière TransCanada PipeLines Limited depuis 2013. C’est cette dernière qui voudrait bien passer son pipeline de l’Alberta au Nouveau-Brunswick en traversant le Québec et cet oléoduc traversera notre belle région, Trois-Rivières. Si ce projet d’oléoduc, appelé Énergie Est, se réalise, le pipeline traversera plus de 830  cours d’eau au Québec. Pis encore pour notre région, l’oléoduc en question passera sous la rivière St-Maurice en amont de la principale prise d’eau potable de notre ville.

À la réunion du conseil de ville du 5 juin dernier, une citoyenne a posé la question au maire Lévesque, à savoir s’il y avait eu une réponse de TransCanada suite à la résolution C-2015-0357, résolution adoptée à l’unanimité par le conseil de ville  le 7 avril 2015. Ladite résolution demande à la compagnie de respecter 10 conditions importantes pour protéger la ville et ces citoyens avant de passer l’oléoduc par Trois-Rivières. La réponse du maire fut « NON, pas de réponse ».

Toujours selon les réponses à mes demandes d’accès à l’information, il y a eu, non seulement une réponse de la pétrolière, mais aussi plusieurs rencontres entre la mairie et les dirigeants de la compagnie.

Faisant suite à la résolution C-2015-0357 du 7 avril 2015, TransCanada a envoyé un accusé réception le 24 avril à M le maire, en faisant aussi référence à leur rendez vous prévue du 5 mai 2015 avec des représentants de la ville, et dans laquelle on peut y lire que le but est « de discuter des différentes demandes et éléments d’inquiétudes soulevés dans la résolution C-2015-0357».

J’apprends aussi, qu’à cette époque, la compagnie TransCanada a indiqué qu’elle n’entendait pas se conformer à la majorité des 10 exigences formulées par la ville dans la résolution. Encore aujourd’hui, il n’y a eu aucun engagement formel de la compagnie pour les respecter.

Également, le 15 avril 2016, une rencontre a été organisée entre le maire et M Louis Bergeron, le nouveau vice-président Québec-Nouveau-Brunswick de TransCanada, et dont l’objet de la rencontre est « Avancement projet Oléoduc Énergie Est ».  Emplacement de la rencontre : « au bureau du maire à 15h00 ».

En outre, le 9 septembre 2016, un autre rendez-vous était écrit au calendrier avec M le maire et les représentants de TransCanada, dont l’objet est « l’oléoduc ». Emplacement de la rencontre : « Salon des conseillers à 15 h ». Le sujet principalement discuté a été le positionnement de la station de pompage.

Bizarrement, sur un enjeu aussi important que celui-ci, aucune copie d’ordre du jour et de procès-verbal faisant suite à ces rencontres n’a été trouvée. Les seules traces que j’ai obtenues sont l’existence d’échange de courriels et de prise de rendez-vous.

Conséquemment, j’appelle les citoyens de Trois-Rivières à poser des questions au maire ainsi qu’au conseiller Yves Landry du district électoral des Terrasses (appelé district des Carrefours à partir du 5 novembre prochain). M Landry se trouve très au fait de ce qui se passe dans ces rencontres puisque, par le passé, il a convié une rencontre avec des citoyens « où le sujet de l’oléoduc Énergie Est serait au centre des discussions. »

En tant que citoyenne qui veut protéger son eau potable, j’aimerais bien savoir ce qui se trame derrière ces portes closes et pouvoir assister à ces réunions, question de savoir si la population de Trois-Rivières ne serait pas en train de se faire passer un tuyau englué.

Christiane Bernier
Trois-Rivières

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