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1 juin 2015 - 11:11 | Mis à jour : 16:31

OPINION | Le projet de fluoration de l'eau potable mit sur la glace

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L’annonce de la mise en veilleuse du programme de la fluoration de l’eau potable est-elle censée nous réjouir? Pour ma part, cette annonce ne fait qu’assombrir le dossier, puisque plusieurs points importants semblent laisser pour compte. 

La Direction de la santé publique (DSP) affirme vouloir faire une étude pour démontrer l’efficacité de la fluoration et dresser le portrait des enfants nés après 2008, n’ayant pas été exposés à une eau fluorée. Mais la DSP semble oublier tout le volet santé générale. Qu’en est-il des conséquences de la fluoration de l’eau potable sur les os, la glande thyroïde, le cerveau des jeunes enfants, que de nombreuses études tentent de démontrer? Les chercheurs employés analyseront-ils les impacts d’une eau fluorée sur la santé des bébés, des personnes à risque, des animaux domestiques : chats, chiens, chevaux, poissons, etc.? 

Il y a aussi les volets environnement et économique que la DSP semble oublier. La Loi sur la qualité de l'environnement du Québec stipule que nul ne doit permettre l'émission, le dépôt, le dégagement ou le rejet dans l'environnement d'un contaminant qui peut porter préjudice à la qualité du sol, à la végétation, à la faune ou aux biens. Or, on sait qu’environ seulement 1 % de l’eau potable sert à des fins de consommation humaine. Le reste (99 %) serait utilisé à des fins domestiques et sanitaires diverses : douches, arrosage de la pelouse, lavage de la voiture, vaisselle, toilette, etc., et ainsi rejeté dans l’environnement. Quels en sont les impacts? Et il reste que nous, citoyens, paierons tout de même pour un produit dont 99 % de la destination finale ne sera pas celle pour laquelle le produit a été payé. Payeriez-vous pour 100 comprimés de médication dont vous ne prendrez qu’un seul comprimé? 

Et sans oublier le point qui me préoccupe surement le plus : nous vivons dans une société démocratique, où nous sommes censés avoir le choix. Je choisis de traiter mes maladies de façon naturelle parce que je choisis de ne pas prendre de médicaments. C’est mon droit. Mon corps m’appartient. J’ai le choix de faire vacciner ou non mon enfant, selon mes convictions. Je choisis mes aliments biologiques parce que je crois que c’est meilleur pour ma santé. Et je veux pouvoir continuer à choisir ce que j’ingère et ce qui va dans mon corps et dans celui de mon enfant. Je veux pouvoir continuer de me fier à mon dentiste pour ce qui est du traitement de mes caries dentaires. Je le visite d’ailleurs déjà deux fois par année avec mon fils. Et si mon choix n’est pas la fluoration de l’eau, je ne veux pas être obligée de payer 5 000 $ pour un système de filtration de mon eau. 

Peu importe l’incidence de la fluoration de l’eau potable sur l’évolution de la carie dentaire, pour que la fluoration soit acceptable, il faudrait changer la Charte des droits et libertés de l’Homme et le verdict de la Cour Suprême du Canada.

Valérie Renaud-Martin, Trois-Rivières

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3 réactions
  • Bonjour Mme Renaud-Martin,
    Vous avez raison. Il y a suffisamment de cochonnerie qui coule dans l’environnement, sans parler du fait que c’est cher payé pour peu de fluor qui va toucher aux dents.
    Je suis tout à fait en accord avec vous. Pourquoi m’obliger à boire du fluor si je n’en ai pas besoin. C’est de me forcer à prendre une médication que je ne veux pas.

    Christiane Bernier - 2015-06-01 17:51
  • Pour ma part, je me fie à une jurisprudence existante à la cour suprème depuis les années 50 stipulant que l'ajout de fluor dans l'eau potable reviens à imposer un traitement médical à tout citoyen. Avec mon expérience de secouriste et premier répondant, on nous a enseigner que " Nul ne peut imposer un traitement médical à quiconque". Alors la fluoration de l'eau est totalement illégale!

    Yves - 2015-06-02 10:53
  • Plus de 10 600 citoyens se sont prononcés à ce jour, contre la fluoration de l'eau à Trois-Rivières et on persiste à vouloir nous l'imposer de force. Nous espérons être écoutés par le gouvernement et que les fonds publics soient mieux investis dans des services et programmes plus essentiels à la population. Des alternatives existent pour prévenir la carie dentaire qui sont beaucoup plus acceptables socialement que l'ajout de fluorures dans l'eau.

    Joan Hamel - 2015-06-04 06:09