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5 avril 2013 - 12:01 | Mis à jour : 8 avril 2013 - 15:38

Caroline St-Pierre, artiste peintre trifluvienne

Par Claudia Berthiaume

TROIS-RIVIÈRES - 

Caroline St-Pierre expose actuellement à l’Espace 214. Dans la dernière année, l’artiste a associé son art à de nombreuses causes: les Grands Frères Grandes Sœurs, le Movember, le cancer, l’entrepreneuriat féminin. Elle peint des toiles et des murales. La connaissez-vous?

1 Selon vous, est-ce nécessaire d’avoir fait des études en arts pour gagner sa vie avec l’art? Qu’est-ce que cela apporte?

Pour ma part, ça m’a permis d’acquérir une certaine reconnaissance aux yeux du public. Mes études m’ont aussi ouvert des portes du côté de la gestion. J’ai pu travailler à la Maison de la culture, entre autres. Par contre, j’avais déjà mon style quand je suis arrivée à l’université. À l’école, j’ai appris d’autres techniques, ça a été un atout.

2 Où puisez-vous l’inspiration pour vos toiles? S’agit-il toujours de séries?

J’essaie d’avoir toujours la même signature artistique, le même trait. Les séries, c’est généralement inconscient. C’est possible que j’utilise une couleur dans toute une série, mais c’est un hasard. L’inspiration me vient d’images et de couleurs que je vois un peu partout.

3 Justement, est-ce qu’il y a des couleurs que vous utilisez plus fréquemment?

C’est rare que j’utilise les couleurs jaune, orange et rose. J’aime beaucoup les bleus et le rouge pompier. Ce sont des couleurs riches qui sont dans ma zone de confort. Je pourrais faire 30 toiles dans les bleus parce que je suis à l’aise là-dedans.

4 Selon vous, est-ce qu’il ne peut y avoir qu’une seule interprétation à une toile?

Tout le monde a son interprétation d’une œuvre. Même quelqu’un qui trouve ça laid peut trouver du beau dans la toile. Plusieurs voient des choses que je n’ai pas vues moi-même. Les gens ressentent des émotions différentes en regardant une peinture.

5 Comment fait-on pour vivre de son art en région? Est-ce plus difficile?

On n’apprend pas à en vivre. Il faut apprendre à gérer son site web soi-même, à gérer sa production et ses matériaux, à avoir une discipline. C’est difficile de trouver un agent. Souvent, il faut aller exposer ailleurs pour que les gens voient que notre démarche est sérieuse. Il faut travailler toute sa vie pour avoir la reconnaissance du public. Pour moi, ça va bien présentement!

6 Vous êtes impliquée dans plusieurs causes pour lesquelles vous produisez des œuvres. Comment les choisissez-vous?

Ce sont les différentes causes qui viennent vers moi. J’aime m’asseoir avec les gens qui les supportent et comprendre ce qu’ils font. En y associant mon art, c’est une reconnaissance que je fais à leur travail. Je m’inspire de la cause et de ce qu’elle représente pour moi pour produire les toiles.

7 Avez-vous des modèles dans le domaine artistique?

J’aime beaucoup Corno. C’est une artiste montréalaise qui travaille à New York. Il y a aussi Dominic Besner, de Montréal. J’aime leur façon d’être et leur démarche. En région, ce serait Normand Boisvert. Il m’a beaucoup aidé à assumer mon choix de vivre de mon art.

8 Si vous étiez ministre de la Culture et des Communications, quelle serait votre première décision?

Je ne couperais pas dans les budgets des Maisons de la culture ou des musées. Souvent, ils doivent gratter les fonds de tiroirs pour remettre un cachet à l’artiste. Beaucoup trop de patrimoine nous est enlevé. On dévalorise le patrimoine et on l’envoie ailleurs. Il faut faire plus de restauration de nos œuvres et nos lieux culturels. Nous vivons dans une société de loisirs et les arts en font partie.

9 Quels sont vos projets pour la prochaine année?

Plusieurs expositions à Montréal au printemps, une à Québec à l’été. J’ai aussi beaucoup de projets de particuliers, dont un de plus longue haleine à Québec qui est encore secret pour le moment. Finalement, il y a des expositions permanentes dans l’air.

10 Avez-vous un rêve à réaliser?

Je crois que je suis en plein dedans. J’ai toujours dessiné. Il faut simplement que je me respecte dans mon cheminement. Il me resterait à être dans une galerie. Je voudrais aussi voyager à l’international pour apprendre de nouvelles techniques picturales et faire découvrir mes œuvres.

 

Caroline St-Pierre, en rafale

Originaire de Trois-Rivières

Détentrice d’un baccalauréat en arts plastiques de l’UQTR

A exposé à Montréal, Québec, Trois-Rivières et en France

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